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Avec “Journal perso 2”, Vald se rapproche un peu plus d’Eminem

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Avec "Journal perso 2", Vald se rapproche un peu plus d'Eminem

Si le morceau en lui-même affichait déjà quelques similitudes avec l’univers torturé d’Eminem, Vald s’est enveloppé d’une dangereuse et provocante ambiance noire pour son clip “Journal perso 2”. Comme Slim Shady.

Il fut un temps où seule la couleur de peau prétextait aux médias d’étranges comparaisons entre Vald et Eminem. C’était il y a deux bonnes années. Depuis, et même si Vald n’a jamais réellement assumé, ni poussé l’analogie, force est de constater que l’argumentaire s’étoffe.

Déjà, la sombre brutalité qui entoure l’album XEU a comme une odeur de The Marshall Mathers LP. Surtout lors d’un morceau comme “Résidus”, où la performance d’interprétation de l’artiste offre un relief percutant au couplet. On est dans le jeu d’acteur : Vald incarne un personnage et emploie un ton particulier pour faire circuler l’émotion dans les oreilles de l’auditeur. Bref, du Eminem dans l’âme.

Vald sombre, torturé, mais génial

Ainsi, un an et demi après, voici Vald de retour avec “Journal perso 2”. Il reprend cette écriture “facile” (et non pas simpliste) pour approfondir un côté revendicateur, saupoudré d’une naïveté certaine dans ses propos. L’artiste écrase des vérités, bouscule l’auditeur, sans être trash, ni violent. Le couplet n’a rien de complexe, pas d’assonance ou d’allitération qui compliquent la lecture, mais riche en références et en dynamisme. La manière dont certains schémas de rime sont brisés ou certaines punchlines sont écrites, de manière “parlées”, comme si Vald se confiait sincèrement sans toutes les fioritures artistiques, rend l’interprétation admirable.

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Et au-delà de l’aspect artistique encore un peu bancal, la comparaison entre Vald et Eminem est pertinente par le fil de leur carrière. D’abord trublions, fortement exposés au succès. Un succès que l’artiste ne va pas savoir gérer, jusqu’à provoquer son propre public maladif dans des clips aux ambiances froides et malsaines. Comme Eminem, Vald se sent incompris, prêt à repulser une sphère notoire qu’il ne maîtrise pas, façon “The Way I Am”. Dans le clip, ses lunettes et son col roulé semblent exprimer un mal-être, une impossible liaison avec trois fans hystériques.

Un nouveau Vald

En prenant en compte le titre du morceau, qui fait référence à son premier succès, on ressent comme un sentiment de nouveau départ, cette fois-ci plus froid, plus réel, beaucoup moins “fun”. Une image qui a longtemps collé au costume de Vald, lui, le mec qui fait rire, débordant d’énergies et de conneries dans ses clips. Là, il semble avoir laissé son costume de trublion au placard avec Ce monde est cruel.

Reste à savoir jusqu’où Vald va s’appuyer sur ce nouveau personnage. Et d’ailleurs, il s’agit également de comprendre à quel point il lui ressemble réellement. Pour l’instant, ce nouvel artiste s’adjuge une double unanimité, musique et clip. Mêlée à sa campagne promotionnelle ultra épurée qui pointe déjà à 12 000 ventesCe monde est cruel démarre sur de solides bases, artistiques et commerciales.

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