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Musique

Oui, Booba a rappé au passé simple, et alors ?

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Oui, Booba a rappé au passé simple, et alors ?

Dans sa collaboration “Blanche” avec Maes, Booba s’est osé à une petite ligne au passé simple. Malgré les réactions, ça n’a rien d’inhabituel.

«Nous restâmes sur le bateau, jamais il ne chavira». C’est vrai que, dit comme ça, le refrain de “Blanche” de Booba, sur le nouvel album de Maes, a comme un air de Bateau ivre d’Arthur Rimbaud. Et pourtant, le Duc s’est risqué à une temporalité rarissime dans le rap et plus largement dans la musique française. Certainement parce que le passé simple est un temps de récit, quasi exclusivement réservé à l’écrit.

Cela ne l’a pas empêché de glisser dans le refrain une petite phrase teintée de poésie romantique. Du passé simple sur une zumba, une faille spatio-temporelle qui a régalé les internautes, déchaînés depuis la sortie du single et de Les derniers salopards.

Je kalashai, tu kalashas, il kalasha

Pourtant, malgré les réactions sur les réseaux sociaux, à mi-chemin entre la moquerie et le fanatisme, Booba est plutôt adepte du passé simple. Dans “Tony Sosa”, sur Nero Nemesis, il lançait déjà : «Ils eurent Glock dans la boca, jamais ils n’articulèrent». Même constat pour la collaboration “Porsche Panamera”, où il est certainement la seule personne sur terre à avoir utilisé le verbe “kalasher”, au passé simple : «T’as voulu crier, faire du bruit, et on te kalasha». 

Bref, rien d’inhabituel.

Dans le reste de l’actualité, sur Spotify a été dévoilé un “QALF” provisoire en attendant le vrai “QALF”. 

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