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Il faut qu’on parle du retour très, très méchant de Niska

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© Fifou

Les sourcils froncés et les backs toujours impeccables : Niska a de l’énergie à revendre à l’approche de Le monde est méchant

Depuis 2015 et Charo Life, Niska a entamé un rush invraisemblable. Un sans-faute, dirait-on, avec une finesse particulière dans le choix des projets et une couronne de diamant sur la tête après le sacre explosif de Commando. Des featurings avec à peu près tout le rap français, des murs recouverts de certifications multicolores, et surtout, un statut de hit-maker incontournable. Mais s’il se montre hyperactif dans ses apparitions, finalement, Niska n’est pas de ceux qui inondent les plateformes de projets. Avec trois albums et une mixtape en cinq ans, l’artiste accouche d’un bilan productif maîtrisé. Et la sortie de Le monde est méchant est certainement la meilleure chose qu’il aurait pu penser.

Car Niska, c’est une ascension à perte de vue, dont le point culminant remonte à 2017. À cette époque, disque de diamant sous le bras, il déploie une suprématie insolente dans son équilibre entre tubes commerciaux et bangers kickés. Tant bien même, que les frontières se floutent et les hiérarchies se bousculent. De « Chasse à l’homme » à « Réseaux », les compteurs de streams s’affolent au rythme de son énergie brutale. Plus que tout-terrain, l’artiste défie les reliefs, essuie ses meilleures punchlines sur de la mélodie, fait vibrer ses gimmicks les plus efficaces sur des rythmiques plus sombres.

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Niska : une envie de se défouler ?

Le succès colossal de Mr. Sal, dévoilé deux ans plus tard, prolonge cette aura. Avec peut-être légèrement moins d’efficacité ; en même temps, difficile de passer après le tonitruant Commando. Le projet contient évidemment son lot de tubes (« Médicaments », « Siliconé », « Méchant ») et met en scène un peu plus de featurings pour tonifier l’ensemble. Avec un triple disque de platine obtenu récemment, le troisième album de Niska a définitivement ancré sa recette. Mais soucieux de ne pas l’épuiser totalement, le rappeur a fait durer le rayonnement de Mr. Sal, en conservant sa hype intact au rythme de featurings bien placés. PLK, Naza, 13 Block, Kalash Criminel : en 2020, Niska a été insatiable et toujours terriblement performant. Mais jamais en solo.

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Ainsi, pour son retour au devant de la scène, le rappeur a préféré opter pour un format mixtape. Une idée ingénieuse, pour offrir une succession plus souple à sa trilogie Zifukoro – Commando – Mr. Sal au détour d’un projet décomplexé, riche en sa force majeure : les collaborations. Au total, ils sont dix à prendre part au projet. Dont certains noms intrigants, à l’image de Hamza ou 1PLIKÉ140D’autres, plus évidents, promettent déjà sa résonance commerciale : Maes, Ninho ou encore Tiakola, dont le titre « Journée », livré sur Planète Rap prend déjà la forme d’un tube.

Le monde est méchant, long de 17 morceaux et empaqueté autour d’une direction artistique et d’un merchandising digne d’un album à part entière, revêt une ambition presque inédite pour Niska. Six ans après, le voilà de retour en mode mixtape, empli de méchanceté et très bien entouré pour embrasser de nouveau la rage et la fougue de sa vie de Charo. Pour autant, mixtape ne rime pas avec ambition amoindrie – a-t-on vraiment besoin de parler de son exceptionnelle annonce de tracklist ? -, mais plutôt avec un besoin de se défouler sans pareille. Niska revient énervé et, disons les termes, ça va brûler.

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