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Culture

Un producteur tabassé par trois policiers dans son studio à Paris

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michel loopsider (1)
© Reportage de "Loopsider"

Un reportage de Loopsider, dévoilant les effrayantes images d’un passage à tabac d’un producteur, Michel, et ses artistes, provoque l’indignation sur les réseaux sociaux. 

Les images sont dures, inquiétantes, apeurantes. Ce jeudi, Loopsider a publié un reportage d’une dizaine de minutes retraçant la journée du samedi 21 novembre de Michel, un producteur de musique du Black Gold Studios, à Paris. Des caméras de vidéosurveillance du studio aux vidéos amateurs capturées par les voisins et certains artistes sur place, le média a recensé de nombreuses sources pour démontrer la violence inouïe et visiblement injustifiée de plusieurs policiers envers Michel.

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Michel : «Sans ces images-là, moi, je suis en prison aujourd’hui»

Alors qu’il ne portait pas son masque dans la rue, le producteur s’est réfugié dans son studio pour éviter une éventuelle amende des forces de l’ordre. Les autorités ont, toutefois, pénétré l’intérieur de sa structure afin de s’en prendre violemment au producteur, sans défense et ne montrant, sur aucune des images, le moindre signe de virulence. Criant à l’aide, il a alerté ses artistes au sous-sol, venus l’aider. Fuyant à l’extérieur, les policiers ont appelé des renforts, avant de faire sortir, avec des grenades lacrymogènes et une violence extrême, les différents membres du studio.

«On ne sait pas en fait. On ne sait pas ce qu’il s’est passé. Et, même eux, je ne pense pas qu’ils sauront dire pourquoi ils sont venus», souffle un artiste. Le journaliste David Perrotin précise que, «contactée mardi, la préfecture de police de Paris a d’abord dit ne pas trouver d’éléments sur cette intervention de police. Elle a ensuite contacté Loopsider hier pour préciser qu’elle ne ferait aucun commentaire mais que l’IGPN était saisie.»

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Et d’ajouter : «Les policiers ont ensuite accusé la victime d’avoir voulu subtiliser leurs armes et de violences. Le parquet (après avoir reçu les vidéos) a classé sans suite les poursuites contre la victime et a ouvert une enquête contre les trois policiers pour violences et faux en écriture».

Tandis que la loi “sécurité globale”, interdisant de diffuser des images qui peuvent nuire aux forces de l’ordre, a été votée par le gouvernement, Michel tire un constat fataliste. «Sans ces images-là, moi, je suis en prison aujourd’hui. Et mes proches, mes amis, ma famille, les gens que j’aime, auraient pensé, comme le disent les policiers dans leur déclaration, que j’ai voulu prendre leurs armes et que je leur ai mis des coups».

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