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Musique

Quand BBP raconte PNL : « J’ai récupéré une adresse sur leur Facebook »

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Quand BBP raconte PNL : « J'ai récupéré une adresse sur leur Facebook »
@BBPProd / Instagram

Producteur ultra-productif niché derrière le succès de PNL, BBP s’est confié sur ce que les deux frères ont changé dans sa vie et sa vision artistique. 

L’Abcdr du Son est revenu sur le parcours de BBP, l’un des producteurs les plus créatifs de sa génération. Dans une longue interview, l’artiste se confie sur son évolution, sa conception artistique et ses différentes collaborations au cours de sa (déjà grosse) carrière. BBP en retient une en particulier : celle avec PNL. Laquelle renferme d’ailleurs une anecdote délicieuse sur les premiers contacts du tandem avec le producteur.

« J’ai récupéré une adresse sur leur Facebook. Et j’ai eu une réponse : “Celle-là elle est lourde, mais ce sera pour un autre projet”, raconte BBPC’était au moment où ils enregistraient Le Monde chico, et il était visiblement quasiment fini. Mais j’ai vu qu’il y avait une réponse, et surtout, qu’ils écoutaient. Donc là, je n’ai fait que ça. Et au bout de quatre mois j’ai reçu un mail dans lequel on m’a dit “Bloque douze prods.” Ok ! » Ces premiers mails échangés déboucheront finalement sur les productions de plusieurs classiques : “Naha”, “Deux frères”, “Zoulou Tchaing”, “Onizuka”, etc.

« Et là, PNL m’a libéré »

Aussi, BBP précise que PNL a refaçonné sa manière de concevoir ses productions, jusqu’à approfondir un univers artistique auquel il ne croyait plus. « Si PNL n’avait pas existé, jamais de la vie je n’aurais fait une prod comme « Naha ». Parce que je me serais dit “Qui va faire quelque chose avec ça ?” Après, les gens peuvent se dire : “Tu fais ça pour te faire plaisir.” Bien sûr. Mais quand tu as passé deux ans à faire 4.000 euros par an, frère, tu es obligé de penser aux débouchées de la prod. Et là, PNL m’a libéré : j’ai vu que c’étaient des mecs qui avaient un univers neuf de fou, et dans lequel il y a de l’espace pour faire des prods qui n’ont jamais été faites. »

Un univers artistique dans lequel le producteur s’est généreusement investi, jusqu’à occuper une place à part entière au coeur de Deux frères pour lequel il a bossé sur six productions (en comptant “Bang”). Talentueux et inspirant, BBP apporte sa patte à toute la crème de la décennie de Damso (“J Respect R”)  à Dinos (“Les pleurs du mal”). Une référence en terme de beatmaking.