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Confinement : les ventes en physique s’écroulent, le streaming tire la langue

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Confinement : les ventes en physique s'écroulent, le streaming tire la langue
@misterfifou

L’industrie musicale subit également les conséquences du confinement. Si le physique est logiquement au plus bas, le streaming ne profite pas non plus du coronavirus. 

Voilà qui devrait certainement bousculer les calendriers. Après une semaine complète de confinement, quelques premières conclusions sont tirées autour de l’industrie musicale. Plusieurs questions : les artistes profitent-ils du confinement pour voir leurs streams augmenter ? Les ventes d’albums risquent-elles également d’être touchées par le confinement ? Non et oui.

Dans un premier temps, contrairement à ce que l’on pourrait penser, le streaming n’est pas favorisé par le confinement. Au contraire, le site économique Quartz, qui s’est penché sur 200 chansons les plus écoutées dans plusieurs pays, comparant les chiffres du mardi 17 mars au mardi 3 mars, relève plusieurs baisses significatives. En Italie (-23%), aux États-Unis (-13,3%) et en Espagne (12,7%), notamment.

La France, pas encore placée sous confinement à ces dates, n’est que peu touchée, avec une diminution d’écoute de 2,4%. La sortie de MILS 3 de Ninho lors de cette période, portée exclusivement par des chiffres streaming, pourraient également avoir limiter la baisse.

Le confinement peut-il entraîner des reports ?

Contacté par Le Point, Deezer reconnaît une «une baisse relative du volume des streams». Laquelle serait due à un changement des habitudes d’écoute. Ainsi, exit les pics d’écoute liés aux heures de pointe, le matin et en fin de journée, et place à un flux «beaucoup plus dans la régularité» selon la plateforme streaming.

En ce qui concerne les ventes physiques, le média spécialisé ventesrap a fait un premier état des lieux selon les chiffres du Snep. Ainsi, après une première semaine complète de confinement, la part du physique dans les ventes d’albums s’écroulent à 10% en mid-week. Normalement, celles-ci représentent entre 40% et 50% des ventes totales à en croire le graphique présenté par le média. Logique, finalement.

 

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📈 Première semaine complète de confinement : la part du physique dans les ventes d’albums chute à 10% en MidWeek (via @snepmusique) #COVID19

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Ainsi, ces premières analyses vont-elles contraindre les artistes à repousser leurs albums pour éviter des conditions de sorties pas idéales ? Parmi les artistes de variété, Thomas Dutronc et Lara Fabian ont déjà choisi cette possibilité. Du côté des musiques urbaines, seul Lujipeka a repoussé son EP LUJI de deux mois. «Ne pouvant pour le moment pas vous livrer les précommandes du shop et les magasins de disques étant également fermés, dur de sortir un projet dans cette ambiance et sans pouvoir vous en faire profiter pleinement… », explique-t-il.

Car même si le streaming occupe une grande place dans les ventes rap cumulées, le dérèglement de l’industrie musicale lié aux mesures de confinement pourrait s’avérer inquiétant pour certaines sorties. Bien que des reports massifs pourraient également créer une congestion à la sortie du confinement…

Dans le reste de l’actualité, depuis la sortie de “Validé”, Hatik explose en streaming.

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