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Damso : « Je ne trouve pas que mes paroles soient vulgaires »

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Damso : « Ce n'est jamais aux artistes d'éduquer qui que ce soit »
Crédit photo : Colin Delfosse

En pleine tournée des festivals, Damso s’est arrêté quelques instants pour répondre aux questions de 20 minutes. Dans un entretien concis, il revient sur ses dernières polémiques. 

À l’aube de sa performance à Rock Oz’Arènes, l’artiste a pris le temps de se confier pour 20 minutes. Il est revenu sur les quelques polémiques qui ont entouré ses derniers mois, notamment les nombreuses remarques qui définissent ses textes comme misogynes. Lorsqu’on lui demande s’il comprend que ses paroles puissent choquer, Damso joue la lucidité.

« Je ne trouve pas qu’elles soient vulgaires. Je pense qu’on fait semblant d’être sensible. Avec tout ce qu’on vit au quotidien, il y a des choses beaucoup plus choquantes. »

Dans une autre question, il lui est demandé s’il ressent un besoin de responsabilité envers son jeune public. Une nouvelle fois, c’est son engouement artistique qui prend le dessus.

« Ce n’est jamais aux artistes d’éduquer qui que ce soit. Ils sont faits pour faire de l’art et doivent juste faire ce qu’ils ressentent. Dès ce moment, ils ne doivent s’expliquer auprès de personne. »

>> À lire également : Damso calme ses détracteurs avec un inédit très sale : “Surcôté”

La carte de l’exemplarité

D’une certaine manière, Damso a balayé l’un des débats les plus furieux du hip-hop français. En réalité, et malheureusement, le rappeur bruxellois concentre toutes les failles qui sont inculquées aux artistes du rap. En premier lieu, cette définition de responsabilité, décuplée depuis le scandale entre Booba et Kaaris. Bien qu’elle ne soit pas idéalement similaire, puisque c’est le comportement extra-artistique des deux artistes qui est incriminé. Là, pour Damso, on parle de ses paroles. Devrait-il s’auto-censurer pour répondre aux exigences de son jeune public ? L’artiste juge que non, sans quoi son âme artistique serait supplantée par une espèce de bonne conscience auquel il ne souhaite pas répondre.

Ce n’est néanmoins pas le cas de tous. Avant la sortie de son album XEU, Vald avouait qu’il ne souhaitait pas que les gens l’écoutent. Il allait même plus loin, en se fixant certaines limites, en censurant certains de ses textes.

« Il faut une sorte de désespoir pour m’écouter, et les enfants sont trop gentils, ont trop de rêves. Je ne veux pas qu’ils m’écoutent, mais je sais qu’ils le font… Donc j’ai pris la décision de censurer. »

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