Jok'air, Big Daddy devient Rambo Jok'air, Big Daddy devient Rambo

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Jok’air, Big Daddy devient Rambo

Crédit photo : Kemix

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Après une promo incroyable, l’album Jok’Rambo de Jok’air est enfin disponible, depuis minuit, sur toutes les plateformes de streaming. Et c’est très, très fort.

17 morceaux, et 1h07 de plongée dans le monde si particulier de Jok’air. Après le succès de son projet Je suis Big Daddy dévoilé en juin dernier, il est revenu avec une mixtape de 5 sons en septembre, et une participation sur Colors avec “L’étrangère”. Depuis, il travaille sans relâche sur le contenu de son premier album, Jok’Rambo.

Une promo très Big Daddy

Jok’air a vu les choses en grand pour son premier album. Il a commencé en envoyant trois extraits clippés. “Mon survet”, dans lequel il turnup sur fond vert en bonne compagnie. Puis “Cambrure”, dont le clip sulfureux a déclenché une véritable polémique. Après avoir été interdit au moins  de 18 ans par Youtube, il a finalement été retiré définitivement du site, dépassant déjà les 500 000 vues en trois jours. Enfin, il a balancé “Aquarium” avec un visuel complètement fou, entre clip de rap et court-métrage d’auteur. Il a ensuite annoncé une tournée post-album d’une semaine pour dédicacer ses CDs, incitant ainsi son public à acheter la version physique de l’album. Il a parallèlement divulgué plusieurs scènes de concert, et s’est affiché médiatiquement en participant à des émissions chez Taratata et Oklm. Enfin, il a sorti le film Jok’Inside, retraçant ses 12 derniers mois pendant l’enregistrement de l’album. Une séance de cinéma “avant première” en salle a même été organisée en présence de l’artiste, avec des places à gagner en jeu concours.

 Un premier album avec une vraie atmosphère

Et le résultat est là. Des featurings audacieux, qui passent de Chich à Lil Poe, R.O.C Gang, Madame Monsieur, Pepside, ou encore Zayna. Le constat est le même au niveau des morceaux : Jok’Air a pris des risques payants, tout en conservant sa touche “Big Daddy”. Les morceaux cloud les plus sensuels côtoient les bangers les plus sales, dans une harmonie presque parfaite. L’ambiance, parfois irrégulière, vacillante dans ses derniers projets, tutoie une sorte d’obscurité sensuelle qui envole l’auditeur jusqu’au Nirvana. La tracklist, épurée, accélère puis décélère pour déployer un scénario très précis.

Le gros point fort de Jok’Rambo réside néanmoins dans sa production exceptionnelle. Des basses surpuissantes sur “La voix du bloc” aux guitares distordues sur “Jok’Rambo”, tout est absolument parfait. Sa voix, douce, qu’il parvient à moduler en fonction de l’instrumentale, prouve qu’il est artistiquement l’un des plus brillants de la scène hip-hop. Flirtant même avec la pop dans certains de ces extraits, Jok’Air va devoir concentrer toute son talent pour exploser dans les mois à venir. En tout cas, au milieu de Moha La Squale, A$AP Rocky ou encore Pusha T, Jok’Air a écrit son nom en majuscule. Il n’est plus “L’ancien de la MZ”, Jok’Air est Jok’Air.

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