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Les Misérables aux Oscars : «Aux États-Unis, les gens étaient sous le choc»

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Sélectionné aux Oscars, Les Misérables de Ladj Ly part à la conquête des États-Unis, en emportant les valeurs des banlieues françaises. 

Sélectionné aux Oscars, Les Misérables de Ladj Ly part à la conquête des États-Unis, en emportant les valeurs des banlieues françaises. 

Il semble que le message porté par Les Misérables de Ladj Ly n’ait pas de frontières. Avec 1,7 millions d’entrées en 2019 dans l’Hexagone, le long-métrage de l’ancien Kourtrajmé a mis en lumière l’authenticité des banlieues françaises. Désormais sélectionné aux Oscars, une nouvelle étape attend sa production ambitieuse, qui draine un nouveau souffle du cinéma français.

Plus que la réussite nationale, Ladj Ly peut se féliciter d’avoir fédérer autour de son oeuvre un constat unanime. «On a du projeter le film dans une vingtaine de pays et à chaque fois, les retours sont les mêmes: les gens se prennent une claque et cela relance le débat», décrivait Ladj Ly au HuffPost. Un débat qu’il avoue lui-même motivé par une expérience personnelle lorsque, en 2009, à Montfermeil, deux policiers du commissariat de Gagny sont poursuivis pour « violences volontaires par dépositaire de l’autorité publique, avec arme et en réunion » envers Abdoulaye Fofana.

Ladj Ly : «En fait, Les Misérables est universel»

Le film a trouvé un écho tout particulier de l’autre côté de l’Atlantique, où les banlieues américaines sont régulièrement confrontées aux bavures policières. «Aux États-Unis, les gens étaient sous le choc de voir qu’en France il y avait des ghettos, c’est impressionnant», reprend Ladj Ly. Et d’ajouter : «En fait, le film est universel. La misère ne concerne pas que la France. Les gens peuvent se reconnaître partout à travers cette histoire de violences policières.»

Le succès du film a donc initié une trilogie. Le second volet sera consacré à Claude Dilain, maire socialiste de Clichy-sous-Bois, tandis que le troisième volet se déroulera dans les années 1990.

Dans le reste de l’actualité, activiste reconnu de la cause animale et plus généralement environnementale, l’acteur Joaquin Phoenix a terminé un rassemblement pour le climat par une interpellation par la police aux côtés de 146 autres manifestants.

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