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Les craintes autour de “ENNA” de PLK étaient inévitables

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plk enna

Derrière l’euphorie qui accompagne l’annonce d’ENNA, deuxième album de PLK, certains fans ont relevé de nombreuses inquiétudes inévitables pour ce nouveau statut. Tentons de les évoquer.

Pour une fois, l’habituel dithyrambe qui escorte chaque annonce d’album aura été plus clairsemée. Alors qu’il a instauré un ingénieux stratagème pour annoncer la sortie de son deuxième album ENNA, PLK n’a pas que convaincu. Et il est vrai que ce mystérieux projet, programmé le 28 août, révèle quelques appréhensions. Lesquelles coïncident avec le niveau d’exigence qu’a désormais atteint la communauté rap, baignant dans de multiples sorties hebdomadaires. Des appréhensions qui témoignent également du nouveau statut de PLK, fort d’une puissance commerciale relevée, en illustre son disque de platine pour Mental.

PLK : une tracklist déjà-vu ?

Parlons d’abord de la tracklist, avec deux inquiétudes qui reviennent parmi la communauté de l’artiste. D’abord, avec des collaborations jugées peu originales, avec Niska, Rim’K, Heuss l’Enfoiré et Hamza. Seul ce dernier s’enveloppe d’une certaine unanimité : la rencontre des deux univers devrait offrir un hit sensuel et pertinent. Pour Niska et Heuss l’Enfoiré, la critique est compréhensible, mais peu légitime. Bien qu’ils fassent partie des évidents chevaux sur qui miser en 2020, aucun des deux n’a encore collaboré avec PLK. Celui-ci pourrait donc assurer la replay-value de son opus, avec deux hitmakers confirmés. Pour Rim’K, enfin, les critiques semblent dures : le croisement des générations est intéressant. Quelques mots également sur la longueur du projet : 18 sons, ça paraît en effet beaucoup. Surtout sans compter les probables bonus qui devraient composer la version physique. Mais là, difficile de juger sans l’album.

Une direction artistique intéressante

C’est le gros point relevé par les fans de l’artiste ce jeudi : la direction artistique d’ENNA. Et surtout, la cover de l’opus. Là où PLK avait déployé une créativité folle pour ses précédents projets, et notamment les superbes pochettes de Polak et Mental réalisées par Fifou, celle d’ENNA interpelle également. «Pour une photo Insta ouais, mais voilà», souffle notamment un internaute. On y remarque PLK, passager d’un véhicule, au côté d’un homme cagoulé au volant. Une femme, le visage flouté, apparaît également à l’extérieur de la voiture. Une photo plutôt sobre, mais esthétique. C’est subjectif. Elle prend toutefois du volume à la vision du trailer publié par PLK, dans lequel il expose plus nettement la DA de l’opus. Il semble mettre en scène une évasion dans un monde futuriste, où les individus sont contrôlés par une sorte de réalité virtuelle. À voir jusqu’où sera poussé le délire, mais l’univers est pertinent. Et la cover prend son sens.

L’étape du deuxième album

C’est donc dans un monde tout nouveau, entouré d’une équipe inédite que PLK a choisi d’imaginer le successeur de Polak. Depuis son premier disque, l’artiste ne cesse de repousser ses frontières, tant créatives que productives, jusqu’à atteindre un statut qui reste difficilement perceptible. PLK est un énorme vendeur, et compte parmi une poignée de nouveaux loups indomptables de la scène hip-hop française. Après un premier acte très convaincant, ponctué par PolakENNA revêt une ambition risquée, où l’artiste est définitivement attendu au tournant. Compréhensible, donc, que la fan-base de l’ancien du Panama Bende attende beaucoup de ce nouvel opus. Compréhensible, également, que PLK soit désormais jugé comme le grand nom qu’il est en train de se forger. Rendez-vous le 28.

Dans le reste de l’actualité, en 2018, PNL aurait refusé 3 millions d’euros d’Universal

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