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Musique

Il y a 7 ans, ce projet réunissait Nekfeu, les Casseurs Flowters ou encore Médine

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shtar academy

En 2014, Mouloud Mansouri composait sa Shtar Academy, et un projet devenu culte, réunissant un casting spectaculaire autour d’une initiative inspirante. 

Ali, Nekfeu, Disiz la Peste, les Casseurs Flowters, Médine ou encore Soprano : rares sont les albums à proposer un casting aussi impressionnant. Et d’autant plus pour un premier album. Nous sommes en 2014 et Mouloud Mansouri voit son audacieux projet se concrétiser enfin, avec la sortie officielle de Shtar Academy, l’album éponyme d’un collectif né derrière les barreaux. En découle un long projet de dix-huit morceaux, avec de prestigieux featurings, dont une longue collaboration intitulée “Les portes du pénitencier” qui recense Soprano, Nekfeu, Némir et Alonzo dans sa version courte.

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C’est donc le producteur Mouloud Mansouri qui se dissimule derrière l’initiative. Ex-taulard, il organise via son association Fu-Jo un casting pour trouver des plumes dans le milieu pénitencier. Il présence son projet à plus de 200 personnes. Le casting sera réduit à dix, puis à trois : Mirak, Badri et Malik. Talentueux, le trio apprend auprès de plusieurs pointures du milieu, Mister You ou encore Orelsan. Et encore plus ambitieux, Mouloud Mansouri s’en va présenter l’idée d’un album à Because. Sans avoir écouté le moindre morceau, le label est convaincu.

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Mouloud Mansouri : «Il n’y aura pas de saison 2»

Naît alors un projet complet où prennent part la plupart des têtes d’affiche du début des années 2010, intégralement enregistré dans l’établissement pénitentiaire. «Tout a été enregistré là-bas, raconte Mouloud Mansouri à L’Express. Tous les artistes présents sur le disque, Lino, Tunisiano, Niro, Disiz, Keny Arkana, Orelsan…, sont venus dans le studio de la prison.» Seuls deux morceaux sont dénués de featurings. Pourtant, la promotion de l’album comporte des singularités étonnantes, à l’image des clips. En effet, encore détenus, les rappeurs ne peuvent participer aux tournages et sont donc remplacés par des acteurs qui interprètent en acapella leurs textes.

Inspirant, le projet bénéficie d’une attraction médiatique sans précédent. De nombreux médias s’intéressent au projet, tandis que Mirak et Malik, sortis de prison en plein exercice promotionnel, sont accueillis avec des caméras et s’entendent à la radio. «Shtar Academy est un projet historique, reprend Mouloud Mansouri. Il n’y aura jamais d’album aussi important dans les prisons françaises. Même si on a travaillé avec l’administration pénitentiaire, ça exige une énergie folle. Il n’y aura pas de saison 2.» Et il n’avait pas menti.

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