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Le SNEP réduit le poids du streaming dans les ventes d’albums

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Alors que depuis 2016 le SNEP valorisait les streamings, celui-ci a décidé en ce début d’année de diminuer l’impact des écoutes virtuelles dans le calcul des ventes. Une réforme qui aura des conséquences dans l’obtention de certifications.

Pour l’organisme chargé de calculer le nombre de ventes des artistes, un réel changement de politique s’est effectué pour 2019. Si depuis deux ans les musiques urbaines étaient valorisées en incluant favorablement le streaming dans les calculs de ventes, le SNEP a cette fois décidé de réduire l’impact du stream’. Désormais, une vente d’album représentera 1500 écoutes en streaming contrairement à 1000 écoutes jusqu’alors.

En résumé, un artiste qui aurait réalisé 10.000 ventes en streaming avant cette réforme n’en réalisera plus que 6.667 (nombre d’écoutes de tous les titres cumulés – moitié des écoutes du titres le plus écouté / 1500). Un choix qui laisse encore moins de chances aux petits artistes de s’imposer et de permettre un renouveau de la scène musicale française.

La vérité reste pourtant que le streaming représente aujourd’hui près de la moitié des chiffres d’affaires de l’industrie musicale et que cette donnée va continuer de croitre, alors pourquoi avoir voulu réduire son impact ?

Une stratégie anti-musiques urbaines ?

Cette nouvelle initiative interroge, d’autant plus qu’en 2018 déjà, des procédés avaient tenté de limiter le poids du rap et des musiques urbaines face aux autres genres musicaux. Tentative de revalorisation des disques d’or ou volonté de faire décoller à nouveau les ventes physiques ? Probablement les deux. Cependant, un troisième facteur plus hypothétique vient s’ajouter à ce choix : une volonté de réduire par la même occasion le poids au rap français. En effet, on a déjà assisté à l’arrêt de prise en compte des écoutes financées par la publicité et à des hausses de seuils des certifications, en réponse aux nombreuses accusations de triches reçues par les artistes de musiques urbaines, ces deux initiatives les visant directement.

Comment les artistes émergents vont-ils désormais s’imposer sur la scène musicale française ?

Quand on sait que le rap compte majoritairement sur le streaming car il appartient à une génération qui n’utilise plus réellement le format physique, on peut se demander si cette volonté du SNEP n’est pas orientée envers cette catégorie musicale qui, ces deux dernières années, raffle toutes les certifications et grands prix.

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En diminuant d’un tiers le poids du streaming dans le total des ventes, le SNEP s’est donc assuré que les certifications dans le rap diminuent elles aussi. En 2019, déjà cinq albums de rap sont devenus disques d’or. Une chose est sûre, cette nouvelle décision risque de faire débat.

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