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Diabi parle de la conception de “Cyborg” et “LEV” : «J’avais pas conscience de la pression énorme qu’il avait»

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Invité dans Producers sur Grünt, Diabi est revenu sur la conception de Cyborg et Les Étoiles Vagabondes, véritable tournant dans sa carrière.

Grünt et Jean Morel ont donné la parole à Diabi au détour de Producers, un format se concentrant sur les producteurs francophones. Fort d’une carrière longue et réussie et grand architecte du rap parisien du début de la décennie dernière, le chef d’orchestre de LEV est notamment revenu sur la conception de Cyborg et du dernier album en date de Nekfeu. Deux opus marquants qui ont forcément généré une certaine pression. Une pression que Diabi avoue ne pas avoir forcément ressentie.

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Diabi : «On s’amusait à le faire»

En 2016, Nekfeu sort d’un projet au succès retentissant : FEU. Au moment d’enchaîner sur un nouvel album, il confie alors la direction artistique de ce qui deviendra Cyborg à Diabi. Un véritable tournant dans la carrière du musicien : «C’était le moment ou ça commence à devenir vraiment concret. Tu passes d’un simple beatmaker à producteur. C’est la première fois où on m’a donné un projet entier dans les mains, poursuit-il. Et on m’a dit : « C’est toi qui va le faire jusqu’au bout ». Et c’est pas n’importe quel projet en plus. C’était un projet à enjeu

Un enjeu qui, s’il est bien réel, n’est pas un poids dans la conception du projet. Diabi explique : «En plus à ce moment là quand je le faisais je m’en rendais même pas compte parce que j’ai l’impression que je bossais ça comme si c’était une énième mixtape d’un petit gars. Et j’avais pas conscience de la pression énorme qu’il avait dessus, que c’était la confirmation. J’étais à mille années lumières d’imaginer tout ça.» Un recul qui s’avérera sûrement payant.

Faire ce qu’on aime, sans se soucier du reste. C’est à peu près en suivant cette doctrine que Cyborg est donc conçu : «On a fait ce qui nous plaisait… Beaucoup de personnes me disaient : « Mais je crois que tu te rends pas compte. T’as pas conscience que des gens attendent, qu’il est attendu au tournant ». C’est bien d’essayer de garder du recul et de faire ça comme si il y avait trois personnes qui allaient l’écouter.» La qualité artistique au rendez-vous et l’essai commercial converti, Diabi et Nekfeu remettront ensuite le couvert en 2019 pour Les Étoiles Vagabondes.

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Diabi : «C’était chiant à faire comme projet»

Pour Les Étoiles Vagabondes, et comme on le comprend dans le film éponyme, le processus restera le même mais prendra plus de temps. Ce qui n’a pas forcément été agréable comme le raconte Diabi : «On a gardé le truc où on s’en fout. On avait pas capté le temps qu’on avait mis pour faire le projet. C’était chiant à faire comme projet mais il n’y avait pas le prisme de : « Faut que ça marche ». Ce truc là est arrivé qu’à la fin, une fois qu’on avait terminé.» Des doutes qu’on imagine rapidement balayés à la sortie du projet.

Rassurés par le succès de Cyborg, la méthode ne change pas. Se faire plaisir et ne pas trop réfléchir. Mais cette fois, en faisant  le tour du monde. Et en portant même le tout à l’écran : «On fait de la musique, elle sera comme ça, c’est cool. On filme tout, on fait n’importe quoi, comme ça les gens rigolent. Mais le principe c’est que quand tu bosses un projet comme si c’était un petit projet, c’est toujours plus simple, confie Diabi. Et c’est quand tu commences à essayer d’imaginer ce qui va se passer… C’est là où ça part en cacahuètes et que ça ne marche pas.»

De succès en succès, Nekfeu a su garder un groupe soudé autour de lui. De quoi, comme l’explique Diabi, lui enlever de la pression : «On avait gardé le truc de faire ce qu’on kiffe. Après c’est lui qui mangeait un peu toute la pression derrière mais nous on était en mode : « T’inquiètes, c’est cool. » Nous on kiffe, on s’amuse bien à le faire et c’est ça qu’il faut conserver.» Désormais expatrié à Londres, Diabi reste l’un des meilleurs dans son domaine. De quoi nourrir de belles espérances pour le futur, que ce soit pour Nekfeu, ou n’importe quel artiste qui croisera le chemin du producteur.

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