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Mehdi Maïzi parle de Nekfeu : « Il a annulé l’interview le jour même »

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Mehdi Maïzi L'Abcdr Sneazzy Nekfeu

Mehdi Maïzi a raconté qu’une interview, finalement annulée, avec Nekfeu aurait du se faire à l’époque de Feu. Et l’histoire implique sûrement Sneazzy.

À l’occasion du lancement de son nouveau format, Le Code Review, on est allé à la rencontre de Mehdi Maïzi pour un Face à lui-même un peu spécial. A l’heure de se souvenir de ses premières classes à  L’Abcdr Du Son, le journaliste  a raconté une anecdote marquante à propos de Nekfeu. À l’époque, il multiplie les interviews et doit rencontrer l’artiste à l’approche de son premier album. Il raconte : «Sur “Feu”, il est partout, il fait 36.000 trucs, et depuis il fait plus rien. On devait le faire, et le jour-même, il a annulé l’interview». Si les raisons n’ont jamais été claires, Mehdi Maïzi a tout de même sa petite idée : «J’imagine par amitié… On n’a jamais vraiment su pourquoi, mais je n’ai pas trop de mal à savoir pourquoi».

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Mehdi Maïzi : «Quand on a été name-drop par Sneazzy, on était un peu surpris»

Si les relations de l’Abcdr jouit d’une popularité importante au sein du rap français, le média a tout même dû essuyer quelques punchlines parfois houleuses. C’est notamment le cas avec Sneazzy, que Mehdi Maïzi a notamment égratigné dans une chronique parue en 2012 et concernant l’EP Etes vous prêts. Une chronique écrite à l’époque sans prendre en compte la résonance qu’elle pouvait avoir : «Il faut savoir que nous, à ce moment-là, on se considère encore comme un petit média, explique Mehdi Maïzi. Sans que ce soit péjoratif, c’est juste qu’en vrai, quand je disais qu’on parle très, très peu avec des labels – et c’est encore le cas même si je veux pas parler pour ceux qui y sont encore – c’est un peu un îlot à part dans le paysage médiatique du rap français, qui fait son chemin depuis l’année 2000».

En 2016, un Sneazzy rancunier s’en prend alors au média dans le morceau “Amaru” : «J’ai pas besoin des vieux sites de salopes. Et j’en place une pour les salopes de l’Abcdr». Mehdi Maïzi se souvient : «Quand on a été name-drop par Sneazzy, on peut en parler, avec L’Abcdr il y avait des “visages exposés”, Yérim et moi. Et il y avait en fait une quinzaine de gens derrière qui écrivaient des chroniques bénévolement depuis quinze ans, et qui ne comprennent même pas d’où ça vient. On se fait traiter de “salopes”, parce que c’est ça le terme de mémoire. On était un peu surpris parce que c’est la première fois que ça arrivait, mais on ne l’a pas mal vécu ou quoi».

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Une réelle prise de conscience

Aujourd’hui, avec un certain recul, Mehdi Maïzi avoue comprendre certains artistes : «Quelques années après l’émission L’Abcdr, j’ai revu des chroniques que l’on faisait, de Yérim et moi. Je suis mort de rire, je peux comprendre que le rappeur le prenne mal. À partir du moment où nous on jouait ce jeu-là, c’est tout à fait normal qu’on puisse prendre des critiques, conçoit-il. À partir du moment où ton travail est exposé, c’est normal qu’il soit aussi critiqué. On ne l’avait pas mal pris».

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Plus qu’une raison de se vexer, Mehdi Maïzi et L’Abcdr ont surtout vécu cet épisode comme une réelle prise de concscience : «Quand Sneazzy dit ça, on se dit : “Ah on compte un peu plus que ce que l’on pensait. Et notre parole est peut-être un peu plus entendue que ce que l’on pense”. Quand des rappeurs comme Ichon ou Sneazzy nous critiquent, ça nous donne presque de la valeur, par rapport à ce qu’on pensait à ce moment-là». Une histoire qui nous aura malgré tout peut-être couté une interview de Nekfeu, une denrée aujourd’hui particulièrement rare.

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