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Musique

Beyoncé sort de son silence pour une grande interview dans ELLE Magazine

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Beyoncé sort enfin de son silence, dans une longue interview réalisée dans le cadre d’un partenariat dans le monde avec 45 éditions du magazine ELLE.

Dans cette tout nouvelle interview, Beyoncé parle de son désir d’arrêter de mettre les gens dans des cases, de sa marque Ivy Park en partenariat avec Topshop, ou encore de la polémique à l’issue de Formation. Voici la traduction de l’entretien de Beyoncé pour ELLE:

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Commençons par Ivy Park. Depuis combien de temps travaillez-vous dessus ?

J’achète chez Topshop depuis probablement 10 ans, maintenant. C’est l’un des seuls endroits où je peux aller faire mon shopping. J’ai l’impression d’être une adolescente. À chaque fois que je suis à Londres, c’est un rituel pour moi – j’enfile mon chapeau et je passe un bon moment à flâner parmi les vêtements. Je pense qu’avoir un enfant et prendre de l’âge m’a mise sur la voie de la santé et de la fitness. J’ai réalisé qu’il n’y avait pas de marque athlétique pour les femmes comme moi, mes danseuses ou mes amies. Rien d’aspirant pour les filles et mon enfant. J’ai pensé Ivy Park comme une placé idéale pour les femmes comme nous. J’ai contacté Top Shop et j’ai rencontré Sir Philip Green (le directeur exécutif de la société mère Arcadia). Je pense qu’il voulait au départ faire un accord classique où je deviendrai l’égérie le temps d’une collection comme ils ont fait avec d’autres célébrités. Je voulais une aventure commune, alors je lui ai présenté l’idée, le cahier des charges, l’intérêt et la stratégie marketing – tout ça au premier rendez-vous-. Je pense qu’il était un peu époustouflé et il
a accepté de faire le partenariat.

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Vous avez fait des lignes de vêtements auparavant. Qu’avez vous apprise de celle-ci ?

J’ai appris que vous devez être préparé. Et quand vous visualisez quelque chose, vous devez vous engagez et vous mettre au travail. Nous avons eu un nombre incalculable de rendez-vous ; nous avons cherché et auditionné des créateurs pendant des mois. Je sais à quel point la mécanique de la fabrique et l’ajustement doivent être la priorité. Nous avons pris notre temps, développer des techniques de fabrication et essayer de se concentrer à faire des vêtements athlétiques portables. Et parce que nous j’ai passé ma vie à m’entraîner et à répéter, j’étais vraiment exigeante sur ce que je voulais. Je saute, je fais des saltos – alors nous avons crée un legging taille haute flatteur quand vous bougez et lorsque vous vous surpassez.

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Qu-est-ce qui vous excite le plus dans cette collection ?

Il y a un soulignement subtil dans nos habits qui aspire et met en exergue votre postérieur lorsque vous êtes à vélo, ou en train de courir ou de sauter, qui est fait en sorte que vous ne ressentez pas la réverbération. Et il y a des petits détails sous les bras et sur toutes les zones du corps qu’une femme travaille constamment. J’étais tellement précise sur ces choses, je sentais que je devais créer un vêtement en tant que femme ayant des formes et aussi en tant que femme en général. De manière à ce qu’on puisse se sentir en sécurité, habillée mais aussi sexy. Tout lève et suce dans votre taille et améliore la forme féminine. Nous avons mélangé certaines fonctionnalités des vêtements de sport pour les hommes, c’est une chose que je voulais, ils ont été ré-interprétés pour devenir des vêtements pour les filles. Nous avons travaillé sur les sangles, ce qui les rend plus durable et donne un maximum de soutien. Mais la fondation pour moi est l’ajustement ainsi que l’ingénierie maîtrisé de tissus ”respirant”.

Quelle importance avez-vous accordé à la philosophie de la marque – l’idée de l’amour de soi, des filles et des femmes toutes ensembles ?

C’est vraiment l’essence : célébrer toutes les femmes, et tous les corps, tout en s’efforçant de faire toujours mieux. J’ai choisi le nom Ivy Park, car le parc est un point commun que nous avons tous. Nous pouvons tous y aller, tout le monde y est le bienvenue. C’est universel, nous y allons pour nous-mêmes. Pour moi, c’est le lieu d’où vient ma conduite. Je pense que nous avons tous un endroit où nous allons quand nous avons besoin de nous battre pour quelque chose, définir notre objectif et les accomplir…

Vous avez parlé dans le passé de la pression d’être
perfectionniste:

C’est le fait de vraiment changer le discours. Ce n’est pas à propos de la perfection. C’est à propos du but. Nous avons besoin de prendre soin de notre corps et de ce que nous mettons par dessus. Les femmes doivent prendre le temps de se concentrer sur leur santé mentale – prendre du temps pour elle-même, pour leur spiritualité, sans pour autant se sentir coupable ou égoïste. Le monde vous verra comme vous allez vous voir, et vous traitera comme vous allez vous traiter vous-mêmes.

Comment vous-sentez vous dans le rôle de femme d’affaire, dirigeant votre propre société ?

C’est très excitant, mais avoir le pouvoir de prendre les décisions finales et d’être responsable pour eux c’est à la fois un fardeau et une bénédiction. Pour moi, le pouvoir c’est faire les choses sans demander aucune permission. Cela affecte la manière dont les gens se perçoivent et regardent le même autour d’eux. Ça rend les gens heureux de se lever.

Est-ce que le fait de devenir mère a intensifié votre désir de contribuer à un monde meilleur ?

Bien sur. Comme toutes les mères, je veux que mon enfant soit heureux, en bonne santé et qu’elle ait l’opportunité de réaliser ses rêves.

Comment voulez-vous faire en sorte que les choses soient différentes pour sa génération ?

Je voudrais aider à supprimer la pression que la société met sur les gens pour les placer dans des boîtes.

Quelles leçons vos parents vous ont appris ?

Tellement… Le cadeaux le plus généreux et de prendre soin des autres. Ça ne m’a jamais quitté. J’ai aussi appris que le temps est la chose la plus précieuse que vous possédez et que vous devez l’utiliser à bonne escient. Mes parents m’ont appris comment travailler dur et intelligemment. Ils étaient tous les deux entrepreneurs, je les ai vu se battre, travaillant 18 heures par jour. Ils m’ont appris que rien ne rien n’arrivent facilement. Mon père était très insistant sur la discipline et il a été très dur avec moi. Il m’a poussé à être une meneuse et penser par moi-même. Ma mère m’aimait, qu’importe ce que je faisais, donc je me sentais en sécurité pour rêver. Elle m’a appris l’importance d’honorer ma parole et mes engagements. L’une des meilleures choses venant de ma mère, c’est sa facilité à percevoir quand je vis des moments difficiles. Elle m’envoie par messages les prières les plus puissantes et elles arrivent toujours quand j’en ai besoin. Je capte sa wifi émotionnelle.

Pendant votre tournée The Mrs. Carter Show World Tour, vous avez montré votre pouvoir d’une nouvelle manière, un le mot « Feminist » en énorme lettre rose sur l’écran des salles. Qu-est ce qui vous a décidé à assumer ce terme ?

J’ai mis la définition du féminisme dans ma chanson (***Flawless) et sur ma tournée, ce n’est pas une propagande ou pour proclamer au monde que je suis une féministe, mais pour clarifier la vérité sur le sens. Je ne suis pas sûre que les gens savent ou comprennent ce qu’est une féministe, mais c’est pourtant si simple. C’est une personne qui croit en l’égalité des droits entre les hommes et les femmes. Je ne comprends pas les connotations négatives de ce mot ou pourquoi cela devrait exclure le sexe opposé. Si vous êtes un homme qui croit que votre fille devrait avoir les mêmes opportunités et les mêmes droits que votre garçon, alors vous êtes féministe. Nous avons besoin des hommes et femmes pour comprendre les doubles standards qui existent encore dans ce monde et nous avons besoin d’avoir une réelle conversation pour que nous commencions à changer les choses. Demandez à n’importe qui, femme ou homme « Voulez-vous que votre fille gagne 75 cents quand elle mérite 1$ ? » À votre avis, quelle sera la réponse ? Quand nous parlons d’égalité des droits, il y a des problèmes qui attaquent les femmes de façon disproportionnée. C’est pourquoi je voulais travailler avec (les organisations philanthropiques) Chime For Change et Global Citizen. Ils comprennent comment les problèmes d’éducation, de santé et d’hygiène autour du monde affectent l’existence d’une femme et de sa fille. Ils mettent des programmes en place pour aider ces petites filles qui font face à la mort parce qu’elles veulent apprendre et ils préviennent les femmes du risque de mourir pendant l’accouchement car elles n’ont pas accès à la médecine. Travailler pour que ces égalités s’effacent c’est être féministe, mais plus important, ça fait de moi une humaniste. Je n’aime pas ou je n”assume aucun label. Je ne veux pas me donner le nom de féministe pour faire semblant que c’est ma première priorité au-dessus du racisme ou du sexisme ou n’importe. Je suis juste épuisée des labels et fatiguée d’être mis dans ces boîtes. Si vous croyez en l’égalité des droits, dans la même manière dont la société accepte un homme d’exprimer son côté sombre, exprimer sa douleur, revendiquer sa sexualité, ses opinions – Je pense que les femmes ont le même droit.

Qu-avez vous à dire à celles qui ressentent qu’elles ne peuvent pas être féministe et qu’elles n’osent pas assumer leur féminité ?

On sait tous que c’est faux, choisir d’être féministe n’a rien avoir avec le fait d’être féminine, ou, parce que ça compte, être masculine. Nous ne sommes pas toutes qu’une seule chose. Ce n’est pas tout le monde qui croit en l’égalité des droits pour que les hommes et les femmes parlent pareil, s’habillent pareil, ou pensent pareil. Si un homme peut le faire, une femme devrait être capable de le faire. C’est aussi simple que ça. Si votre garçon peut le faire, votre fille devrait le faire aussi. Certaines choses que nous apprenons à nos filles – comme le droit d’exprimer leurs émotions, leurs douleurs et être vulnérable – nous devons aussi le permettre et encourager les garçons et les hommes à le faire aussi.

À quel moment dans votre vie, vous avez réalisez que vous vraiment du pouvoir ?

Je dirais que j’ai découvert mon pouvoir après le premier album des Destiny’s Child (Destiny’s Child sorti en 1998). Le label ne croyait pas que nous étions des stars de la pop. Ils nous ont sous-estimé, c’est pour ça qu’ils nous ont permis d’écrire nos propres chansons et de participer à l’écriture de nos vidéos. Ça a fini par être la meilleure chose parce que c’est à ce moment là que je suis devenue une artiste et que j’ai pris le contrôle. Ce n’était pas quelque chose dont j’avais conscience. C’était parce que nous avons la vision de nous-mêmes et que personne ne s’intéressait à nous demander quelle était notre vision. Alors nous avons notre propre vision et quand le succès est arrivé, j’ai réalisé le pouvoir de créer n’importe quelle vision que nous voulions pour nous-mêmes. Nous n’avons pas eu le besoin d’aller voir d’autres auteurs ou d’autres labels pour créer nos plans – nous avons le pouvoir de créer les choses par nous-mêmes.

Comment vous ressentez le fait que les gens ne comprennent pas qui vous êtres vraiment , et en particulier à propos du message que vous portez dans Formation ?

Je voudrais dire, je suis une artiste et je pense que l’art ayant le plus de pouvoir est l’incompréhension. Mais tout ceux qui perçoivent mon message comme étant un message contre la police, c’est complètement un malentendu. J’ai tellement d’admiration et de respect pour les officiers et leurs familles qui se sacrifient pour nous protéger. Mais soyons clair, je suis contre la brutalité de la police et l’injustice. Ce sont deux choses différentes. Si célébrer mes origines et ma culture pendant le « Black History Month » rend autant les gens inconfortables cela veut dire que ces sentiments sont bien plus loin qu’une vidéo et que bien avant moi. Je suis fière de ce que nous avons créez et je suis fière d’apporter ma part dans une conversation qui repousse les choses en avant dans de manière positive.

Que voulez-vous accomplir avec cette nouvelle phase dans votre carrière ?

J’espère que je pourrais créer un art qui viendra en aide à la souffrance des gens. Un art qui rend les gens fières de leurs combats. Nous avons tous nos expériences avec la douleur, mais des fois vous avez besoin d’être dans une situation inconfortable pour être transformé. La douleur n’est pas jolie, mais je n’étais pas capable de tenir ma fille dans mes bras jusqu’à la découverte de la douleur de l’accouchement !

Beyoncé fait également la couverture de l’édition française de ELLE France, disponible en kiosque ce vendredi 8 avril :

Beyoncé ELLE Fr

Retrouvez le shooting sur la page Beyoncé Vibe.

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