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Cinq morceaux rap pour gâcher brillamment votre dîner de Noël Cinq morceaux rap pour gâcher brillamment votre dîner de Noël

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Cinq morceaux rap pour gâcher brillamment votre dîner de Noël

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Vous trouvez Noël ennuyeux et vous voulez casser les codes du dîner de famille tout beau tout propre ? On a définitivement ce qu’il vous faut.

Les dîners de Noël, c’est long, c’est chiant, et c’est parfois inanimé jusqu’à la mort. Au fond de notre cœur, on rêve tous qu’il se passe un truc, qu’on attende pas éperdument la bûche comme des gros beaufs à chanter “Petit papa Noël” pour des gosses encore trop naïfs. La vérité ? On en a marre de répéter la même partition chaque année, et on aimerait bien casser les codes. Pour ça, il suffit de troquer “Mon beau sapin” et “Vive le vent” pour une playlist aux petits oignons qui va faire monter mamie sur la table du salon. Let’s go.

OrelSan – “Défaite de famille”

Commençons par le commencement. Vous êtes à table, dans un vacarme assourdissant, quand l’un de vos oncles un peu lourd vous sort définitivement la blague de trop. Là, vous en avez marre, vous allumez Spotify et vous criez un bon coup : « Ecoutez ça les beaufs ». Et là on balance du bon gros OrelSan. Vos petits cousins ricanent, votre mère vous supplie d’arrêter alors que votre oncle est en PLS derrière les plateaux de charcuterie. Les 30 minutes qui suivent, un silence d’or est garanti où tout le monde scrute tout le monde pour décerner les traits d’hypocrisie. Un délice.

Scylla – “Quand tu descendras du ciel”

Alors que les gosses s’apprêtent à chanter pour la vingt-cinquième fois l’hymne de Tino Rossi, faites les doucement taire, et précisez leur que vous avez une version qui risque de les ébahir. Puis balancez tranquillement ce morceau savamment hardcore de Scylla dévoilé il y a désormais cinq ans. “Petit papa noël, quand tu descendras du ciel, tu vas manger quelques prises de catch et un stand d’annuaires”, c’est quand même beaucoup plus rythmé que ces fichus “petits souliers”. Puis sérieusement, qui dit encore “soulier” en 2017 ?

Alkpote – “Père Noël”

Si jamais le processus ne marche pas et que vous avez encore du mal à imposer le respect : passez à la vitesse supérieur. Exit la douceur, et place à Alkpote, Zekwé Ramos et Katana pour du bon gros couplets bien sales. Ici : clairement aucun message subliminal, tout y est, de la lourdeur jusqu’à la poésie bien crade. Des punchlines plutôt agréables pour accompagner la dinde de Noël, ou le foie gras, ou ce que vous voulez, on s’en fout, de toute manière papy aura définitivement taper une syncope à la fin de la chanson.

Davodka – “L’embûche de Noël”

Si jamais il reste encore quelques personnes autour de la table une fois arrivé au tant attendu “trou normand”, c’est là qu’il faut prendre l’ennemi à contre-pied. On met de côté la vulgarité et on laisse entrer Davodka, son charleston et sa capuche sur les yeux pour balancer un p’tit freestyle des familles. 1 minute 30 pour nous parler de la société et des problèmes qui entourent le sapin. Attention, selon les classes sociales des familles, la réception de cette musique peut légèrement varier. Chez les plus modestes, on aura une forte tendance à développer une analyse politique avec des “De toute façon c’est tous les mêmes”. Chez les plus riches, pas trop de souci là-dessus, bien que Davodka ne soit pas forcément leur tasse de thé, rien de mieux qu’un bon gros débat politique pour foutre le bordel autour de la table. Génial.

Hippocampe Fou – “Au nom du… Père Noël”

En théorie, une fois arrivé ici, il n’y a plus trop de souci à se faire. Néanmoins, un petit Hippocampe Fou servi aux côtés de la bûche de Noël pourrait définitivement briser la famille. L’éternel “Il est à qui se gosse p*tain ?” auquel vous répondrez d’un doux sourire qui viendrait corroborer avec perfection tout le boulot pervers que vous avez emprunté toute la journée. On t’aime Père Noël quand même. Même si t’existes pas et que j’attends encore mon MacBook Retina.