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Musique

“Adios Bahamas”, le virtuose et touchant adieu de Népal au rap français

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"Adios Bahamas", le virtuose et touchant adieu de Népal au rap français

Le premier album de Népal, Adios Bahamas, a été dévoilé. Sincère et esthétique, le projet incarne une ultime fois l’éblouissant talent de l’artiste de la 75e session. 

Un pincement au coeur accompagne les premières secondes de l’opus, où une vague instrumentale est recouverte d’une ambiance aquatique. Une voix japonaise lunaire ouvre l’album façon opening de manga. Et voilà, Adios Bahamas est parti. Ce premier album, qui vient tristement conclure la jeune discographie de l’artiste, s’impose comme une oeuvre complète et voyageuse.

On y découvre Népal, vagabondant dans un univers sculpté à son effigie, au grès de featurings de renom. L’album se veut court, sobre, efficace. L’artiste y déploie toute sa virtuosité artistique, de la mélancolie touchante de “Trajectoire” à la rythmique colorée de “Sundance”. Libre et concis, Adios Bahamas peint un univers teinté de culture japonaise, d’un timide soleil et d’une précision dans les lignes toujours aussi redoutable.

Un album fidèle à Népal

Choisissant des collaborateurs proches, Népal a construit son opus tout en sincérité. L’adresse de Nekfeu remplit “En face” de nostalgie, moins brusque et secouant que “Esquimaux”, sur Cyborg. Aussi, la verve de Doums accompagne les 2fingz dans une ultime ballade nocturne, quelques semaines après “Le fer”.

Le jeu de clichés qui accompagne l’artwork et l’imagerie de l’album, capturé par Lucas Matichard, sublime la conception artistique d’un Népal qui livre, en guise de douloureuse conclusion, un Adios Bahamas éclectique, beau et prenant. Il n’est pas un album posthume, mais au contraire le fruit de la carrière d’un artiste mystérieux, discret et humble. Jusqu’au bout, la famille et les proches de l’artiste auront contribué à rendre la sortie de cet album fidèle à l’imaginaire de Népal. C’est réussi et sincère.