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Musique

Lomepal a revu sa grande soeur après 10 ans après la sortie de “Jeannine”

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Il y a deux ans sortait Jeannine, le deuxième album de Lomepal. Dans cet opus, l’artiste transgresse les frontières entre rap et chant et dévoile une grande partie de son intimité.

Jeannine fait office d’ovni dans le paysage francophone. Tantôt rappés ou tantôt chantés, les textes de Lomepal sont beaucoup plus personnels. L’artiste quitte définitivement la peau de son personnage et (re)devient Antoine Valentinelli. Il prend le parti de l’honnêteté et parle sans filtre de ses embrouilles de famille et évidemment de la folie de sa grand-mère. Cette dernière, principale source d’inspiration du rappeur, a donné son nom à l’album et prête même ses yeux pour la magnifique cover réalisée par Raegular.

Dès la première piste, Antoine aborde sa folie de sa grand-mère : «Ma grand-mère était folle et elle m’a transmis son pouvoir». Dans le très introspectif « Beau la folie », Lomepal se livre pleinement sur sa famille toxique, sur la relation inexistante avec sa grande sœur, la folie de sa grand-mère ou encore sur son grand-père tyrannique.

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«Tout l’monde est zinzin dans ma famille, que des embrouilles dans ma famille
J’ai pas vu ma grande sœur depuis dix ans 
Grand-père a détruit ma mère et ma grand-mère avant elle 
J’ai jamais eu d’amour pour lui, j’ai toujours fait semblant à Noël, oh
Grand-mère était loin d’être parfaite, ouais mais sans cette famille malsaine
Elle serait p’t-être jamais morte d’un cancer et j’aurais p’t-être pu la connaître un peu plus, oh»

Lomepal : «Après « Jeannine », j’ai finalement revu ma grande soeur après 10 ans ! »

Comme il l’expliquait à La Presse, ce morceau a permis à Lomepal de renouer le contact avec sa sœur et de passer un sacré message à son grand-père. «Après « Jeannine », j’ai finalement revu ma grande soeur après 10 ans ! […] La seule chose qui me dit que mon grand-père l’a écouté, c’est qu’avant, il m’envoyait un petit billet une fois par an même si je ne lui ai pas parlé depuis 10 ans. Mais depuis, il a arrêté. Je suis content, ça veut dire qu’il a reçu le message.»

Un règlement de compte abordé en musique, qui a permis à Lomepal d’extérioriser certaines plaies béantes. D’ailleurs, il avait déjà puisé dans son intimité l’année précédente, avec « Sur le sol » dans son album Flip. Ce morceau, purement autobiographique, commençait déjà à montrer les failles du rappeur et les nombreux problèmes qu’il rencontrait, en l’occurence, les addictions de sa mère. «Huit heures du matin, quelques cahiers dans la main, j’enjambe ma mère sur le sol ; J’ai même pas l’air embêté, j’encaisse mal la vérité, j’dis des mensonges à l’école».

En se souvenant du jour où il a fait écouter le morceau à sa mère, Lomepal se confiait sur sa volonté de mêler son art à son intimité. «C’est ce que j’ai expliqué quand je lui ai fait écouter le morceau sur elle, raconte-t-il. Je lui ai dit : “Tu sais des fois même si ça fait mal, c’est important de le faire quand même, parce que c’est pour une belle oeuvre”. C’est plus beau que tout ce qui compte sur Terre». «Je lui ai fait écouter et elle l’a bien pris», concluait-il à l’époque pour La sauce.

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