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Musique

Niro : «Arrêtez d’écouter la musique pour les ventes»

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Niro : «La musique se consomme différemment, c'est très fast-food»

Ce lundi, Niro s’est fendu d’une story Instagram révélatrice. Au centre de son propos : le SNEP, les certifications, et plus généralement l’impact des chiffres dans le rap.

Cela fait près de dix longues années que Niro est un acteur important du rap francophone. Depuis Paraplégique, sorti en 2012, l’artiste n’a eu de cesse d’envoyer des projets solides, fédérant autour de lui une importante fan-base. Ses débuts se sont faits dans une époque spéciale, juste avant l’explosion du streaming. Et cette industrie possède ces codes bien définis. Des codes que Niro a très habilement compris, jouant avec cette liberté qu’offrent les plateformes telles que Spotify, Deezer ou Apple Music. Après avoir publié un projet évolutif en 2019, l’artiste est cette année sur le rythme ambitieux d’un EP par mois. Des stratégies insolites mais qui portent leurs fruits, en témoignent les excellents chiffres de Stupéfiant.

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Des chiffres qui ne font pas tout selon Niro. En effet, ce lundi le rappeur s’est fendu d’une story Instagram révélatrice. Au centre de son propos, le SNEP, les certifications, et plus généralement l’impact des chiffres dans le rap. Sans oublier de remercier son public, et plus globalement les auditeurs du rap francophone.

Niro : «Les chiffres c’est juste des médailles»

D’abord le rappeur accuse le SNEP de ne pas avoir comptabilisé correctement ses ventes d’albums. Et le gap entre les chiffres annoncés et ses estimations est sensiblement marquant. Ensuite, le rappeur remet donc en question l’importance des chiffres. Niro rappelle que «les chiffres, c’est juste des médailles». Il en rajoute même une couche disant que ces chiffres sont «très souvent trafiqués d’ailleurs, ce n’est même plus un secret». Le rappeur n’oublie pas d’interpeller le public sur sa manière d’écouter certains projets aujourd’hui : «Donc arrêtez d’écouter la musique pour les ventes… Moins vendre ne veut pas dire être moins fort.»

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À travers cette story, Niro dresse tout de même un constat inquiétant sur la gigantesque place qu’ont pris les chiffres dans le rap francophone aujourd’hui. Aujourd’hui scrutés et analysés, ils sont parfois pris comme des gages de qualité, ou pas, d’un album. Un rapport à ces données qui interpelle, malgré l’état de grâce que vit cette musique en ce moment. D’ailleurs Niro ne l’oublie pas, remerciant même le public pour ça : «En tout cas un grand merci à tous la famille. Parce que sans vous, les maisons de disques ne feraient plus de rap». Car les artistes ne l’oublient pas, malgré cette liberté amenée par les plateformes de streaming, le public reste le plus important des décideurs.

Dans le reste de l’actualité, SCH est au sommet de sa hype avant JVLIVS II.

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