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“Déconnecté” de PNL, génie artistique ou expérience ratée ?

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"Déconnecté" de PNL, génie artistique ou expérience ratée ?

Seul morceau non certifié de Deux frères, “Déconnecté” se veut particulièrement clivant. Trop difficile à comprendre ? Trop loin de l’univers PNL ? On vous a posé la question. 

« Pas assez abordable », « très technique » ou « hors univers » : les avis divergent. Alors que la tracklist de Deux frères est quasi intégralement certifiée, seul un morceau manque à l’appel : “Déconnecté”. Un morceau clivant, placé à la toute fin de l’album, qui se révèle peut-être trop complexe pour être streamé.

Pourtant, à la sortie de Deux frères, directement placé en tendances Twitter, le morceau a revêtu une profonde admiration de la part de sa fan-base. «C’est certainement le meilleur titre du groupe, et je pèse mes mots, explique Mowgli Tayem, un internaute. Il y a littéralement tous les éléments qui constituent l’univers de PNL : haine, mélancolie, gimmicks. Le sample de Scarface en fait un classique.» Un avis partagé par beaucoup de fans du groupe.

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“Déconnecté”, l’alchimie ultime de PNL

En effet, “Déconnecté” semble parapher l’exceptionnel travail artistique de PNL et de son équipe technique. Les voix, fondues dans l’instrumentale et son ambiance obscure et déchirée, offrent un panorama envoûtant d’un cloud rap embrassant le rock. «La réalisation, le montage sonore, l’ambiance installée et le travail de NKF est incroyable », poursuit Farouk. « Avec ses 5 minutes et son ambiance très cinématographique il mériterait d’être clippé », note à son tour Colorado Nelson. Une alchimie poussée à l’extrême qui se veut presque inaccessible.

En outre, plusieurs auditeurs indiquent que “Déconnecté” s’émancipe de l’univers dessiné par PNL tout au long de Deux frères. «C’est juste un morceau qui prend son temps avec une prod aux sonorités Synth wave assez classique, mais qui a du déboussoler l’oreille de l’auditeur random de PNL», reprend Colorado Nelson. «Ce n’est pas, musicalement, un son PNL, explique à son tour Ken. La production est spatiale, avec des sonorités rock, ce qui en fait un son complètement unique dans leur discographie.» Et cette unicité ne plaît pas à tous.

«Il faut être dans un délire pour l’écouter»

Aussi, les fans expliquent que cette complexité rend le morceau difficilement streamable. «Il faut être dans un délire pour l’écouter. Les autres titres s’écoutent tout seul, celui-là est plus complexe et aussi plus long. Il est différent donc quand on écoute l’album ou même PNL on n’a pas ces sonorités en tête». Alors, on zappe, rétorque Simon Blondeel.

Voilà plusieurs éléments qui expliquent pourquoi “Déconnecté” se veut un morceau à la fois singulier et artistement réussi, mais plus complexe à percevoir. Fondu dans l’album, le morceau s’immisce avec perfection entre “Zoulou Tchaing” et “La misère est si belle”, mais nécessite une condition d’écoute optimale, en contradiction avec l’approche streaming. Une sorte d’expérience auditive appréciable, à petite dose. 

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