Suivez-nous

Musique

Leys revient sur son image après Nouvelle Ecole : «Il y avait des mecs qui pleuraient mais on ne l’a pas montré»

Publié

le

leys
© Nouvelle école

Leys, finaliste de la saison 1 de Nouvelle Ecole revient sur son parcours dans l’émission et les différences de traitement par rapport à ses collègues masculins.

Alors que l’élimination prématurée de la rappeuse Nayra a fait couler beaucoup d’encre, les récents propos tenus par Leys, finaliste de la première saison, relayés par Le Figaro, interrogent sur la mise en image des femmes dans Nouvelle Ecole. La jeune rappeuse, qui avait conquis le jury et les fans de Nouvelle Ecole, est en effet revenue sur son expérience dans l’émission lors , plus particulièrement sur ses moments d’émotions, vivement critiqués sur les réseaux. Elle explique qu’elle n’était pas la seule à subir les effets de la pression : «Il y avait des mecs qui pleuraient mais on ne l’a pas montré». 

Une information qui interroge sur les choix de montage effectués, qui auraient contribué à fabriquer une image stéréotypée du “rap féminin”, déjà bien généralisée dans l’industrie musicale. «Il y a les deux extrêmes : soit on va te demander d’être une meuf très féminine qui parle de sexe dans ses textes, qui sexualise la femme, soit d’être très masculine, il faut presque faire la femme de quartier», comme le témoigne Leys.

Publicité

Leys : «Certains ne toléraient pas qu’une femme aille jusqu’au bout»

On s’attend donc à ce que les rappeuses entrent dans des cases bien définies, quitte à ignorer leur versatilité. Leys évoquait déjà la pression particulière qui pèse sur les artistes féminines dans son morceau “Si c’était le premier” à travers la phase “Sois pas trop femme sois pas trop mec mon cerveau pète un câble / Sois la petite sœur du quartier pour qu’on se concentre sur ton rap / C’est trop moulant ce que tu veux mettre mais c’est toi qui fais ton choix”.

Toujours en reprenant l’exemple de Nouvelle École, les rappeuses présentes dans l’émission ont dû faire face à des critiques plus sévères que leurs confrères masculins, à qui on aurait pardonné plus facilement un oubli de texte comme le témoigne l’artiste. «Dans la saison 2 (aucune femme n’a passé la première épreuve, ndlr), il y en a qui se rataient mais on en n’a pas autant parlé. Certains ne toléraient pas qu’une femme aille jusqu’au bout». 

Aussi : «Les épreuves n’ont aucun sens» : Sadek tacle “Nouvelle École”

Commentaires

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *