Musique

“Placebo”, l’incroyable bijou de la réédition d’Imany

Publié

le

"Placebo", un classique avant publication de
Crédit photo : Maxime Ellies

Dinos a sorti ce vendredi 7 décembre 2018 la réédition de son album Imany. Parmi 7 morceaux inédits, on retrouve “Placebo”. 

Dinos sortait son album Imany en avril 2018. Ce fut l’occasion de découvrir la profondeur artistique du rappeur. En effet avec des morceaux tels que “Helsinki” ou “Spleen”, Dinos nous a dévoilé sa face infiniment mélancolique. Une simplicité mêlée a une grande sincérité, c’est la recette du succès de ce dernier qui lui a permis de conquérir le coeur de ses fans. Pour prolonger son succès l’artiste originaire de la Courneuve a annoncé la sortie d’une réédition de son album. Sur les 7 morceaux inédits, Placebo nous a particulièrement touché.

View this post on Instagram

J-2. Visuel par @maathio

A post shared by Dinos (@punchydinos) on

“J’vais pas bien, j’vais juste mieux.” – Jules.

Placebo était en effet l’un des titres les plus attendus de cette réédition. C’était, d’ailleurs, celui qu’il avait teasé en premier en dévoilant un extrait sur ses réseaux sociaux. Dans ce morceau, il aborde à nouveau la douleur amoureuse et la rupture. Si bien décrite dans Helsinki, ce thème est, sans conteste, un objet d’inspiration pour l’artiste :

Quand je suis avec toi ; J’oublie tout ce qui va mal ; J’aimerai t’ouvrir mon coeur ; En duala, lingala ; Tard le soir, peu d’espoir, Car il n’fait pas très beau ; Quand je vais mal, je n’me soigne ; Qu’avec des placebos

Placebo ne fait, donc, pas exception à cette mélancolie baudelairienne qui habite Dinos. Ce n’est certainement pas un hasard si il a donné à deux de ses chansons des titres directement inspirés de la poésie de Charles Baudelaire. À savoir, “Fleurs du mal”, qui est aussi le titre du recueil de poème le plus célèbre de ce dernier. Et “Spleen”, qui incarne l’état d’esprit en proie à la noirceur et l’ennui qui sommeil en chacun de nous selon Baudelaire.

À lire aussi : Pourquoi “Helsinki” de Dinos est un « anti-tube »