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Booba : 5 anecdotes sur “Trône”, qui fête ses 5 ans

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Booba : 5 anecdotes sur “Trône”, qui fête ses 5 ans
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Le 9ème album de Booba, sorti en décembre 2017, a maintenant cinq ans. À l’occasion, on vous raconte autant d’histoires sur Trône.

Malgré les multiples succès commerciaux de son auteur, Trône est devenu le premier disque de diamant de Booba cette année, après 20 ans de carrière. Sorti le 1er décembre 2017, il fête ce mois-ci ses cinq ans. L’occasion de revenir sur un neuvième opus mémorable, succession de hits et de classiques, qui a participé à prouver l’envergure de la discographie du Duc. Interlude vous propose 5 anecdotes sur Trône.

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1. Le leak, erreur de parcours ou stratégie commerciale ?

Août 2017. Booba brise le silence et annonce son retour avec un nouvel album, deux ans après Nero NemesisTrône est alors prévu pour le 15 décembre. Mais le 28 novembre, la rumeur d’une fuite prend de l’ampleur sur les réseaux sociaux. Rapidement, le projet inédit et très attendu du Duc fait l’objet de milliers de tweets proposant un lien d’écoute reçu par de nombreux internautes sur WhatsApp. Un leak titanesque qui pousse Booba à prendre des mesures radicales : la date de sortie est avancée au 1er décembre. Le doute a plané, et persiste encore cependant. Était-ce réellement involontaire, ou la fuite avait-elle été orchestrée comme stratégie de promotion de Trône ?

Une publication du rappeur sur Instagram pose les premières questions. Une multitude de théories voit le jour, la plupart liées à un double-album. Par ailleurs, sachant que le projet a leaké la veille de la mise en vente des places pour le concert de Booba à La Défense Arena en octobre 2018, une telle effervescence aurait été un solide levier pour s’assurer d’écouler rapidement les 40.000 billets. Mais surtout, Trône n’était pas un projet de plus, mais le cœur d’un gros enjeu commercial : il s’agissait du premier album de Booba depuis que le streaming avait commencé à être comptabilisé dans les charts. En tout cas, l’impact du leak sur les ventes s’est avéré plutôt limité. Trône s’écoule à 61.504 exemplaires en première semaine, sans aucune exploitation physique, devenant le premier album certifié disque d’or uniquement avec le streaming. Un score colossal qui évolue jusqu’au disque de platine dès la deuxième semaine avec plus de 100.000 ventes.

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2. “Pitbull” vulnérable, prêt à tout pour sa “Petite fille”

Track finale de Trône, “Petite fille” revêt l’aspect d’une réussite totale pour Booba. L’artiste prouve une fois de plus sa versatilité, en délaissant sa carapace forgée à l’acier pour déclarer son amour à sa fille Luna – qui lui a volé la vedette au Stade de France en réinterprétant ce fameux morceau. Un piano-voix d’une tendresse infinie, sans aucun drop. Quelques temps plus tard, Booba exprimera cependant quelques regrets au micro de C ce soir, sur France 5. «Dans ce texte, je m’en veux d’avoir dit deux ou trois gros mots. À chaque fois que je l’écoute, je me dis, putain. C’est tellement parfait que je me dis que j’aurais pu m’en passer». En effet, les quelques «schneckzer» et «bitch» éparpillés dans “Petite fille” sont bien moins fidèles à l’âme du titre.

Mais la dernière piste de Trône est aussi une belle et énième référence à Renaud et à son “Mistral gagnant”. «À m’asseoir sur un banc, en tenant dans ma main tes petits doigts de femme» rappe Booba comme écho aux paroles du chanteur français, qui lui aussi, adressait son texte à sa fille Lolita. «Ce morceau est magique. J’adore son écriture visuelle, sa sincérité, confiait le Duc au Monde. C’est le plus beau texte que j’ai jamais lu de ma vie». Il l’avait d’ailleurs déjà samplé sur “Pitbull” en 2006, et sur “Le bitume avec une plume” en 2002. Comme Renaud, Booba embrasse la mélancolie d’un père parlant de sa fille.

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3. Sur “DKR”, le Sénégal encore à l’honneur

Ce n’était pas la première fois que Booba rendait hommage au Sénégal, le pays d’origine de son père. Ni qu’il mettait en avant des sonorités typiquement afro-caribéennes, comme le relève l’œil acéré de Genius. On l’avait déjà vu sur “Rouge et bleu” et “Validée”, mais “DKR” est probablement le plus iconique, avec son refrain dont on n’arrive – encore aujourd’hui – pas à oublier les paroles. Teasé sur Instagram, puis dévoilé en exclusivité sur OKLM Radio, la bonus track de Trône désigne par son titre Dakar, la capitale du Sénégal.

Mais c’est l’instrumentale qui est la plus intéressante. Elle est composée avec une kora, un instrument à cordes originaire de l’Afrique de l’Ouest, sorte de luth, composé d’un long manche et d’une calebasse tendue d’une peau. Pour rappel, on a déjà vu une kora lors d’un concert de Booba à Bercy, où le musicien Sidiki Diabaté – dont le morceau “Ignanafi debena” a été remixé pour donner “Validée” – en a joué sur scène.

4. «Coup d’coude dans ta mère sur “Tchikita”»

Figurant en 9ème position de la tracklist de Trône, “Terrain” a une histoire un peu particulière. Dans une interview pour OKLM Radio, Booba expliquait en effet à l’époque qu’il avait composé ce morceau sous la pression de la dernière semaine de mix et mastering de l’album. Sans même écouter les prods qu’on lui a envoyé, comme il avait l’habitude de le faire, l’auteur de Temps Mort a contacté des beatmakers. «J’ai appelé Julian de Twinsmatic. J’étais dans mon canapé et je lui ai dit là, il me faut un son sale. Il n’y avait pas de thème. Je lui ai juste dit, il me faut une saleté. Le soir, il m’a envoyé un WhatsApp et j’ai dit ok, c’est bon. Je n’avais rien écrit encore».

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Finalement, le résultat est là. Et “Terrain” a même connu une petite tendance grâce à une phase en particulier : «Coup d’coude dans ta mère, coup d’coude dans ta mère sur “Tchikita” / J’espère régner aussi longtemps qu’Abdelaziz Bouteflika». Toujours sur OKLM Radio, Booba ajoutait sur cette punchline : «Ce n’était même pas voulu. J’ai bafouillé au micro, j’ai bugué». Mais malgré ça, le titre est toujours le moins populaire de Trône avec 11.000.000 de streams sur Spotify.

5. Booba et Damso : “113”, dernier volet

Comment revenir sur Trône sans évoquer la symbolique puissante de cet opus qui a accueilli la dernière – bien que légendaire – collaboration de Booba et Damso, “113” ? Produit par Twinsmatic et certifié single de platine deux mois après sa sortie, le morceau offrait à ses auditeurs une sortie en beauté avant le début des conflits entre les deux artistes à l’été 2018.

Booba s’était pourtant empressé de signer Damso dans le 92i après avoir entendu ces 4 morceaux iconiques envoyés par Le Motif. Mais après l’explosion du rappeur bruxellois, c’est une véritable guerre froide qui s’est entamée. Silencieux médiatiquement, Damso n’a que rarement commenté cet épisode, sur lequel il est revenu avec du recul dans son titre “PASSION”. De son côté, Booba avait évoqué le manque de «loyauté» et de «respect» de Damso dans une interview explicative, ajoutant néanmoins qu’il restait fier de son écurie actuelle.

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