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On a parlé confinement, SCH et écriture avec Furax Barbarossa

Crédits Photo: Léo Arcangeli

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Sa compilation de freestyles À l’isolement sort ce vendredi 12 juin. On est donc parti à la rencontre du toulousain Furax Barbarossa.

Il a fait parler de lui pendant le confinement avec sa série de freestyles. Des freestyles qu’il a finalement transformé en un projet à part entière, disponible sur toutes les plateformes de streaming dès le vendredi 12 juin. Après son dernier album Testa Nera sorti en 2014, le MC toulousain semble désormais reparti pour un nouveau round.

Pourtant, À l’isolement n’est pas un véritable album. «Ce projet, je le vois vraiment comme un amuse-gueule pour ceux qui me suivent et qui veulent un peu de nouveauté en attendant un vrai projet.», c’est plutôt de cette manière que Furax Barbarossa résume sa nouvelle actualité. Nous sommes donc partis à sa rencontre pour parler avec lui de sa sortie, de ses collaborations avec Wawad, Katrina Squad et SCH, ainsi que de la suite des évènements…

Et aussi, On a parlé avec Le Règlement de l’influence de ses vidéos

S’occuper pendant le confinement

16 mars, le confinement s’abat sur la France comme une traînée de poudre. Pour les artistes, les jours qui suivent deviennent plus frustrants que jamais, et Furax ne fait pas exception. Il fallait alors trouver un moyen de pouvoir de faire quelque chose de ce confinement. «J’étais chez moi, et il fallait que je m’occupe. Le premier freestyle, c’était un truc que j’avais déjà gratté, je l’ai juste arrangé. Mais après je me suis dit : pourquoi ne pas en sortir un toutes les semaines ? Je me suis donc mis à écrire… Et je n’aime pas écrire dans le vent pour que ça ne finisse nulle part.»

À ce stade, pas encore de projets en vue, mais tout simplement un besoin de communiquer à travers l’écriture. De simples freestyles sans prétention, qui ont pour vocation d’occuper le MC pendant le confinement. Le tout dans un format plutôt court, une minute top chrono. «L’idée principale était de faire rentrer ces freestyles dans le format d’un statut Instagram. Je ne voulais pas faire d’IGTV, que tout tienne vraiment en une minute. C’est un peu court, mais ça laisse le temps pour un seize mesures, c’est l’essentiel.»

 

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Et pourquoi ne pas réunir ces freestyles en un projet ?

Mais si À l’isolement arrive sur les plateformes de streaming, c’est bien évidemment que tout ça n’en est pas resté là. Rien de stratégique en tout cas. «Au bout du cinq ou sixième freestyle, je recevais plein de messages qui me demandaient de les mettre sur internet, sur Youtube… Et vu que la qualité vidéo, ou même la prise de son, de ce qu’on faisait n’était pas incroyable, je me suis dis : “Il faut que je rentre en studio pour mettre ça sur les plateformes”. En bref, on m’a demandé… Alors on l’a fait.» Le MC insiste sur le fait qu’À l’isolement ne s’inscrit pas dans une démarche commerciale, quoi qu’il arrive.

En regardant chaque freestyle à la suite, on sent bien que le visuel est devenu de plus en recherché, la forme de plus en plus travaillée… Le dixième freestyle a même des allures de véritables clips, puisqu’on voit un grand nombre de personnalités différentes de Furax se succéder dans la pièce. «Sur le dernier freestyle, c’était bien différent puisqu’on était déconfiné. Il est sorti une semaine après la déconfinement. Là, j’ai pu voir des gens, comme mon réalisateur de clips par exemple. Alors que tous les précédents, je les ai fait tout seul avec mon téléphone.» Comme quoi, l’initiative a largement survécu à une simple occupation de confinement.

Quelques invités bien sympathiques

Car, à côté de sa série de dix freestyles, Furax Barbarossa a également proposé deux bonus. Dans le premier, on retrouve le beatboxeur Wawad, du groupe Berywam pour un morceau assez comique dans lequel les deux artistes s’imaginent dans une compagnie aérienne. Furax au kickage, et Wawad multiplié par 4 pour assurer une prod tout en beatboxing. «Avec Wawad on se connaît. Il est toulousain, on s’est déjà croisé dans des salles à droite à gauche. Lui, il était aussi parti de son côté sur sa série de freestyles. Et puis il m’a proposé de le faire avec lui, il se trouve que ça rentrait parfaitement dans mon délire.»

 

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Et après Wawad, place maintenant à un groupe de beatmakeurs au sommet de la chaîne alimentaire du rap français : Katrina Squad. Une collaboration inédite, et en même temps pas tant que ça. «Katrina Squad en tant que tel, c’était la première fois que je travaillais avec. Mais je fais des sons avec Guilty (un membre du groupe de beamakeurs) depuis 10 ans, à l’époque il n’était pas encore dans Katrina Squad. À noter aussi que Guilty est le réalisateur de mon projet, donc il a son mot à dire. Il m’aide sur les arrangements… Pour ce qui va arriver, il y aura une patte Katrina sur quasiment tous les morceaux.»

SCH : «Tous les gens, je les invite à se documenter sur Furax»

De passage chez Check pour parler de JVLIVS en 2018, SCH n’avait pas tari d’éloges au sujet de Furax«Tous les gens, je les invite à se documenter sur Furax, car c’est quelqu’un, selon moi, qui a une plume exceptionnelle», avait-il déclaré, en hommage aux mythiques interludes de l’album JVLIVS. Ce dernier nous explique les coulisses de cette connexion : «Guilty, de Katrina Squad, était le réalisateur de son album. Comme je l’ai dit, c’est un de mes frangins avec qui je travaille chez Jardins Noirs, ma maison de disque. Il sait que j’ai une certaine facilité à écrire des voix-off, alors il m’a demandé si j’étais chaud pour m’en occuper. Et je l’ai fait, tout simplement. Ce n’est pas SCH qui est directement venu me contacter.»

Quand on voit les relations de proximité entre Furax et Katrina Squad, et que l’on sait que le groupe de beatmakeurs travaille beaucoup avec SCH, quelques lumineuses idées nous traversent l’esprit. Un featuring Furax Barbarossa/SCH sur le prochain album ? «C’est envisageable ouais. On pourrait, ça se pourrait», ricane le concerné. On croise les doigts.

Une bien belle carrière

Au final, 6 albums (sans compter ses projets en collaboration ou en groupe) et plus de quinze ans plus tard, Furax Barbarossa est un taulier du rap français. Dans le freestyle “Combattant”, Furax kick sur une prod qui ressemble énormément à celle de “J’lâcherai rien”, sur son album Etat des lieux sorti en 2006. «Ce n’est même pas un clin d’œil. Je ne m’en étais pas rendu compte. En faisant écouter le morceau, on m’a dit : “C’est le sample de J’lâcherai rien”. A ce moment-là, j’ai calculé que ça ressemblait.» 

Il n’empêche que, après toutes ces années, le MC toulousain a vu et connu beaucoup de changements, au sein de la scène rap, comme au sein de sa propre musique. Qu’en retenir ? «Ma véritable progression s’est faite sur le niveau d’écriture. Aujourd’hui, j’estime que j’écris mieux qu’à l’époque. En fait, je travaille donc je sais à quel niveau je suis arrivé. Mais ma façon de poser, mes placements… C’est un tout. Après, de là à dire que je suis bon. Ce n’est pas à moi d’en juger. Beaucoup de gens pensent que ma musique date des années 90, mais je trouve qu’elle s’est modernisée au fil des années. Mon prochain album sera bien plus moderne musicalement parlant.» La suite s’annonce donc plus prometteuse que jamais !

Dans le reste de l’actualité, Hier soir, Rohff a affronté tout le rap français

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