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Musique

Nekfeu : «Silex et Étincelle», ses deux versions d’album avant “Feu”

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© Quentin Curtat

Avant de dévoiler Feu en 2015, Nekfeu est passé par deux étapes clé de son album. Associées, elles ont permis la création de son premier opus, auquel se sont accrochés de nouvelles inspirations. 

«Silex et Étincelle» les appelle Nekfeu. Frottés l’un contre l’autre, ces deux noms ont permis à l’artiste, en 2015, d’accoucher de son premier opus, Feu. Une oeuvre majeur de sa carrière : son premier disque de diamant, déposé comme une prouesse artistique et commerciale au milieu d’un rap français en plein renouvellement. Son album, contenant des pièces majeures de sa discographie, met également en perspective les différentes facettes de sa personnalité. Un tout rendu cohérent par une ligne directrice précise, qu’il a affinée au fil de l’évolution de son projet qui a pris deux autres formes avant d’arriver à son résultat final.

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Un rap «à l’ancienne»

Car avant Feu, il y avait deux albums : “Silex” et “Étincelle” les surnomme ironiquement Nekfeu lors d’un entretien pour Rapelite. Ces deux projets représentent des fragments de l’artiste que l’on retrouve dans son album. «Pour le premier, j’étais dans un délire fermé, “puriste” avec que des prods à l’ancienne, faites par des gens à l’ancienne qui respectent un cadre à l’ancienne», avoue-t-il en souriant. Une idée du rap que l’on retrouve avec parcimonie dans Feu, malgré des passages très rappés et inspirés d’un rap plus old school. On citerait “Le horla” notamment.

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Des références que l’on retrouve également dans le fond de ses textes, comme le «Nique les clones» qui fait référence à un légendaire gimmick des X-Men dans “Retour aux pyramides”.  Aussi, on peut suggérer que les derniers vestiges d’un projet à l’ancienne ont été incorporés dans “Time B.O.M.B.”. Publié quelques mois avant Feu et “Égérie”, premier extrait de l’album, ce texte, très inspiré du rap des années ’90 déploie un panthéon de classiques du rap français. Le morceau sample d’ailleurs deux titres de La Cliqua et Ideal J. Pourtant clippé, il ne se retrouvera finalement pas dans Feu. 

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Nekfeu : «Pourquoi je me cantonnerais dans ça ?»

L’autre forme de l’album, précise Nekfeu, ressemblait un peu plus à ce qu’il produisait à ses débuts. Il précise qu’il ne souhaitait pas uniquement se cantonner à un aspect trop old-school et s’ouvrir musicalement. «Pourquoi je me cantonnerais dans ça ?, questionne-t-il. Est-ce que c’est la pression du public, le regard des gens ? Donc, je me suis dit : “ Non, moi, je veux faire ce que j’aime vraiment. Qu’est-ce qui me met des claques en ce moment ? Est-ce que j’écoute plus Bob Marley ou Run-D.M.C. ? ” J’écoute plus Bob Marley, donc, dans ma musique, je veux qu’il y ait un truc plus mélodique.»

Il a ainsi pu exploiter cette facette et développer d’autant plus sa musicalité. La version finale de Feu, très éclectique, s’étirant de “Tempête” à “On verra”, marque les différentes influences de Nekfeu. Ce sont d’ailleurs ces mêmes influences, en allant parfois encore plus loin, que le rappeur exploitera au fil de ses deux autres projets, Cyborg et Les étoiles vagabondes. Ainsi, Feu aurait pu avoir un visage bien différent, si Nekfeu n’avait pas reconsidéré son oeuvre au gré de ses inspirations.

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