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Musique

Le SNEP publie son bilan de 2020 : qu’en retenir ?

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En 2020 Comment Laylow et son logiciel "Trinity" ont mis tout le monde d’accord

Le SNEP a publié son bilan annuel de 2020. Entre progression spectaculaire du streaming et une musique francophone en plein essor, qu’en retenir ?

Le SNEP vient de publier son rapport annuel de l’année 2020. Une manière de définitivement tourner la page sur une année spéciale, marquée par le confinement et la fermeture des salles de concerts. Viennent aussi s’ajouter des difficultés significatives pour certains acteurs économiques et points de distribution physiques. Le streaming a donc évidemment vu ses chiffres sensiblement augmenter, permettant aux productions francophones de briller. Enfin, certains rappeurs ont éclaté leur plafond de verre en 2020, et ce n’est pas pour nous déplaire.

Le streaming : une progression stratosphérique

Clairement, le streaming est le grand gagnant de cette année 2020. Surfant sur une expansion économique impressionnante, les plateformes ont véritablement explosé cette année. +27% d’abonnés, une progression stratosphérique, emmenant à 70% la part de la population l’utilisant. Le parallèle avec les ventes physique témoigne d’un écart qui se creuse de plus en plus entre les deux modes de consommation. En effet ces dernières n’ont progressé que de 4%. Cependant le vinyle a la côte, confirmant son retour en force, avec une hausse de 10% comparé a l’année précédente.

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Ces chiffres faméliques, concernant le physique, ont entrainé une baisse de 20% des revenus générés par ce format. Le streaming s’impose donc définitivement comme le mastodonte des ventes d’albums en 2020. Et ce, en dépit de la nouvelle réglementation, mise en place depuis 2019 par le SNEP. Un streaming qui fait la part belle aux productions francophones.

La musique francophone en profite

En effet, le streaming (audio et vidéo) est le premier vecteur de la musique francophone. Et en 2020, pour la troisième année consécutive, 19 albums du top 20, sont des productions francophones. Seul AC/DC vient se glisser en 9ème position, confortablement installé entre Grand Corps Malade et Nekfeu. En remontant un peu plus loin, on se rend compte que cela fait maintenant six années que 17 à 19 productions francophones font partie du top 20. Un timing intéressant, car correspondant avec la véritable explosion du marché streaming. La musique francophone profite donc de ce dernier pour se pérenniser et s’imposer comme la plus écoutée dans son pays.

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Les jeunes artistes ne sont d’ailleurs pas en reste. En effet, près d’un quart des albums classés sont des premiers du genre. Larry, Gambi ou encore Leto sont tous dans la première moitié du classement, via leurs premiers albums. Et une fois de plus, le streaming n’y est pas étranger. D’ailleurs le rap, et plus globalement « la musique urbaine », est excellemment bien représenté, occupant plus de la moitié des places du classement. Mention spéciale à Nekfeu, Ninho, et PNL, qui n’en finissent plus d’impressionner commercialement. Cependant, d’autres visages, bien connus du public rap, ont émergé.

Freeze Corleone, Laylow, Alpha Wann : des entrées fracassantes

On l’a dit, on l’a répété, l’année 2020 a été celle d’une revanche. La revanche de certains artistes. Il n’y a pas si longtemps, ils étaient condamnés au succès d’estime, sans entrevoir une once d’un succès commercial. Pour Freeze Corleone, Laylow ou encore Alpha Wann, ce succès commercial a enfin été au rendez-vous. C’est aussi le cas de Dinos, ou Népal. Ils ont tous explosé les compteurs en 2020.

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LMF, premier album du rappeur du 667 à entrer dans le classement, s’est positionné à la 52ème place. Laylow et Trinity se sont invités à la 72ème place. Là aussi, c’est une première pour lui. Alpha Wann a vu UMLA progresser de deux places cette année se plaçant à la 189ème place tandis que la Don Dada Mixtape, sortie mi-décembre, s’est classée 132ème. Pour Dinos, la progression est encore plus significative. Jamais présent dans le top 200, l’artiste s’y retrouve par deux fois. Taciturne rentre en 111ème position et Stamina, se voit classer 105ème. Enfin, le regretté Népal et Adios Bahamas apparaissent eux aussi pour la première fois dans le classement, en 112ème position. L’album est pour l’instant le seul à ne pas avoir obtenu de certification, bien qu’il en soit très proche.

 

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Des chiffres révélateurs d’un réel intérêt porté à un rap, autrefois qualifié, « de niche ». Leurs entrées fracassantes dans le top 200 montrent que ces solides fan-bases sont plus influentes que jamais. Notamment via Twitter, où ces artistes jouissent d’une immense propagande. Et malgré le fait que le streaming y soit pour beaucoup, la plupart de ces albums ont aussi vu une grosse part de leurs ventes se faire via le physique. Preuve d’une réelle envie de la part de leurs fans de leur afficher un soutien sans faille.

2021 : les concerts enfin de retour ?

Une année 2020 qui aura donc continué d’imposer le rap comme la première musique du pays. Grâce notamment à la domination sans partage des plateformes de streaming, mettant en avant les productions francophones. Espérons qu’en 2021, la culture puisse redémarrer, pour convertir ce succès commercial en un réel engouement en concert, et relancer les ventes physiques, qui ne demandent que ça. Lorsqu’on voit les fabuleuses performances scénographiques d’un Laylow, ou la facilité qu’a Alpha Wann à retourner n’importe quelle salle, on se souvient soudainement qu’en 2020, les concerts auront terriblement manqué.

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Dans le reste de l’actualité, Niro interpelle le public sur l’impact des chiffres.

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