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Musique

Nos 50 morceaux préférés de l’année 2020

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La rédaction d’Interlude a classé ses cinquante morceaux préférés de l’année 2020, de Freeze Corleone à Laylow en passant par 13’organisé.

Ça pourrait sembler beaucoup, mais ne sélectionner que cinquante morceaux au milieu des plusieurs centaines dévoilées par mois a été un lent et douloureux combat. La rédaction d’Interlude, munie de calepins (et de katanas) s’est finalement accordée autour d’un long tableau félicitant les titres qui ont ponctué une nouvelle riche année pour le rap français. Limitant délibérément le nombre d’apparitions d’un même album pour ratisser au quatre coins d’une sphère immense, et excluant les sorties de fin d’année – qui nous ont déjà suffisamment donné de fil à retordre -, retraçons cette année 2020, oubliable à une multitude d’échelles, mais certainement pas au coeur d’un rap français en plein boom d’identité.

50 – Green Montana ft. Booba – Tout gâcher

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Notre classement se clôt avec une collaboration signée Green Montana et Booba. Les deux se retrouvent sur une production de Danny Synthé sur des batteries chaloupées et des mélodies au timbre glacial. Accompagnés de cloches métalliques, les deux rappeurs évoquent leurs conquêtes d’un soir avec des flows autotunés, comme à leur habitude. Le tout se digère facilement, accouchant d’une chanson léchée et agréable à écouter. Le refrain désinvolte et le produit maîtrisé, également orné d’un clip soigné, a permis à Green Montana de gonfler la promotion d’Alaska, l’une des belles surprises de l’année.

49 – Koba laD ft. Vald – “Pas de reine”

Teasé sur les réseaux en août dernier par Vald, cette éventuelle collaboration avec Koba LaD a immédiatement intrigué. D’un côté, parce que cela fait sortir Koba LaD de sa zone de confort. De l’autre, parce que Vald commençait à nous manquer. À l’arrivée, “Pas de reine”, présent sur le troisième album de Koba LaD, est un pari réussi. Koba LaD fait le job, et s’accorde à merveille avec une puissante performance de Vald. D’ailleurs, mention spéciale à son « Ah bah qui voilà-je ? » en guise d’entame de couplet. Un Vald taquin comme on l’aime.

48 – Guizmo – « Lamine »

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Derrière son allure nonchalante, Guizmo est un véritable stakhanoviste du rap français. La discographie de ce rappeur écorché vif est riche de dix projets sortis entre 2011 et 2020. Le rappeur parisien a fait de l’introspection sa force, et puise ses meilleures inspirations de ses tourments sans jamais tourner en rond. Lamine figure parmi les meilleurs morceaux du Renard, notamment par son approche plus mélodique, fredonnée, qui renforce l’aspect personnel. 

47 –  Koba LaD – 7 sur 7 (feat. Freeze Corleone)

C’est la première fois que Freeze Corleone apparaît dans le top 50. Koba LaD, lui, en est déjà à sa seconde apparition avec Détail, preuve que dans des univers qui se détachent du sien, il parvient à trouver des ressources inexplorées. « 7 sur 7 », produit par Richie Beats et ses mélodies lugubres, propose une première pièce post-LMF pour Freeze Corleone. Dans leurs styles, les deux artistes se retrouvent autour d’une rigueur artistique presque paradoxale qui proposent une rencontre d’une brutale efficacité. Une vraie belle surprise.

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46 – Zola ft. SCH – « 9113 »

La rencontre entre Zola et SCH, à mi-chemin entre l’Essonne et les Bouches-du-Rhône, a proposé une rencontre club et hautement efficace. Single soigné de Survie, second album du jeune rappeur, le titre propose une atmosphère catchy emporté par les deux couplets nerveux des interprètes. Le tout, enveloppé par la production de Kore, dévoile une ballade énergique qui s’est savamment glissé au milieu des meilleurs singles de cette fin d’année.

45 – Laylow ft. Jok’Air – « PLUG »

Derrière guitare calme et flegmatique, nappée par de sobres percussions, « PLUG » joue avec un rythme sulfureux. Dans ce morceau, Laylow retrace sa rencontre amoureuse avec Trinity ainsi que son évolution, à travers une succession de flows enivrants. Jok’Air, au détour d’un refrain chanté, renforce l’âme du morceau et transporte dans ce paysage virtuel, où l’amour joue avec les valeurs du réel.

44 – Kalash Criminel ft. Damso – « But en or »

Conscients mais pas pénibles. Kalash Criminel et Damso parviennent à trouver cet équilibre délicat sur ce morceau présent sur l’album Sélection naturelle. Les deux rappeurs dénoncent le racisme, le néo-colonialisme et les limites de la liberté d’expression, sans adopter une posture moralisatrice. Efficaces comme Oliver Bierhoff et David Trezeguet.

43 – Kaaris ft. Freeze Corleone – « IRM » 

Durags, billets au sol et styles implacables : Kaaris et Freeze Corlerone se sont retrouvés pour défier la science infrarouge sur « IRM ». Très à l’aise, et proposant une collaboration inédite qui réunit deux têtes d’affiches de leurs secteurs respectifs, les rappeurs signent une surprise sombre et brutale.

42 – Jul ft. Bigflo & Oli – « Que ça dure »

Rencontre logique entre trois gros vendeurs du rap hexagonal adeptes des postures “nous contre eux”. Dans un univers très rap et très référencé, Marseillais et Toulousains s’amusent des réactions face à cette collaboration. Une des belles surprises de l’année. D’ailleurs, rrassurons Oli : notre appareil cardiovasculaire fonctionne toujours à merveille.

41 – Josman – « J’allume »

Avec « J’allume », Josman parle de sa consommation de drogue d’un point de vue très introspectif. La riche guitare qui accompagne les confidences de l’artiste lui offrent une âme poétique. Elle s’envole dans un somptueux solo à l’issue du morceau, pour renforcer cette ambiance acoustique, qui décomplexe le récit.

40 – Kekra – « Dubaï » 

Burj Khalifa, Burj Al Arab, Miracle Garden ou encore Palm Jumeirah, ces derniers mois Dubaï s’est imposée comme la destination idéale pour éviter les confinements. La ville phare des Émirats-Arabes-Unis est également devenue le paradis des influenceurs. En tant que prescripteur de tendances dans le rap français depuis plusieurs années, Kekra a logiquement rendu hommage à Dubaï dans un morceau entraînant produit par Nabz. Attention : les EAU ont une politique de tolérance zéro face aux drogues.

39 – 13 Organisé – « Je suis Marseille »

Ce morceau c’est tout simplement l’accomplissement du travail de Jul pour réaliser l’album du 13’Organisé. Et quel accomplissement. Tout le monde pourra y aller de sa critique -et y est surement déjà allé- mais une réalité demeure, Akhenaton passe le micro à Jul, qui le passe à l’Algérino, puis à Alonzo, à Fahar, à Shurik’n, à SCH et au Rat Luciano sans que l’on soit déçu par un passage ou un autre. Une belle histoire de famille.

38 – Leto ft. Ninho – « Macaroni »

Comme dans un Mac’n’Cheese, il y a d’abord les pâtes. Une cuisson parfaite, al dente, doucement fredonnée par Ninho (qui reprend d’ailleurs le flow de la « Macarena »). Puis, il y a cette sauce au cheddar, plus dense, plus épaisse. Après un beat-switch imaginatif, le duo se retrouve emporté dans un tourbillon de saveurs. Un délice.

37 – OBOY – « Cabeza »

Défi : garder sa tête immobile pendant l’intégralité du morceau. Vous avez échoué après le mot “Capri-sun” ? C’est déjà une performance. Encore une fois, OBOY donne une preuve irréfutable du pouvoir indécent de ses mélodies, sublimées cette fois par le groove irrésistible de la prod’ de Mammouth.

36 – 13 Block – « Babi » 

13 Block a la recette, c’est certain. Avec BLO II, le collectif de la Seine-Saint-Denis a progressé dans à peu près tout : image, esthétique, musicalité. « Babi », aux ambiances presque rock, est porté par un clip admirable, et une efficacité lumineuse des quatre membres du groupe. Définitivement une prouesse.

35 – Le Motif – « Ma love »

Vous avez toujours rêvé d’assister à la création d’un tube en direct ? “Ma Love” est fait pour vous. Jour 16 du défi que s’est lancé Le Motif : produire un son par jour. Un invité de marque est à ses côtés : Heezy Lee, aka l’homme aux sept singles de diamant. Quelques instants plus tard, sa prod’ minimaliste et sa topline entêtante s’accouplent avec l’énergie inépuisable du Motif pour enfanter “Ma Love”. Et quelques jours plus tard, le défi devient morceau et clip, jusqu’à dépasser les deux millions de vues, et s’inviter sur la réédition de Première partie. L’efficacité.

34. PLK ft. Hamza – « Pilote » 

Quel autre paysage qu’une plongée galactique lorsque deux tendres bad-boy-lovers se rencontrent pour la première fois ? Avec « Pilote », PLK et Hamza ont poussé la chansonnette jusque dans les cieux, avec certainement le single le plus complet d’ENNA. Vadrouillant autour des étoiles, ils ont également posé leur navire spatial pendant de longues semaines parmi les premières places du top Snep. À l’image d’un PLK finalement insatiable commercialement, et un Hamza impeccable en featuring en 2020.

33. Sneazzy ft. Nekfeu Alpha Wann et S.Pri Noir – « Etincelles »

Bon, Sneazzy a encore invité ses copains surdoués à faire de la musique avec lui. Que dire ? Alpha a oublié son pote S.Pri Noir dans les S/O, Sneazz a fait une dédicace émouvante à Népal, S.Pri a rajouté sur le tard un couplet/refrain pas trop compliqué à faire et les quatre acolytes ont pondu l’un des morceaux de l’année. Rien de bien fou finalement. Ah si, Alpha Wann nous a sorti l’une des punchlines politiques de l’année à 1 minute 15. Facile, mais balancé d’Alpha, tout a toujours plus d’impact.

32. Infinit’ ft. Alpha Wann – « Cigarette 2 Haine » 

Qui, en 2020, peut se targuer de contempler Alpha Wann dans les yeux et lui dire : «J’ai été plus chaud que toi sur ce son». Au final, quelques-uns quand même, tant l’auteur d’UMLA s’est frotté à des colosses du mic’ cette année. Mais Infinit’ a quand même déployé une performance assez spectaculaire avec « Cigarette 2 Haine ». À domicile, ses couplets crescendo – superbement mis en scène dans le clip – filent de sacrés frissons, et sa complémentarité avec le boss de Don Dada atteint des sphères inspirantes.

31. Booba ft. Zed – “Jauné”

À l’heure où certaines voix susurrent que Booba a fait son temps, rappelons-leur tout de même que le MC du 92 a sorti un pur tube en mai dernier avec “Jauné”. Accompagné de Zed, membre de 13 Block, les deux artistes ont livré un morceau solaire, qui servait à l’époque de porte-étendard à la playlist “Validé” de Booba. Une proposition efficace et réaliste, le genre de single dont Booba connaît parfaitement la recette.

30. Népal – « Benji »

Le coeur se noue à l’heure d’écrire que « Benji » est et restera l’ultime morceau de la discographie de Népal. Cette oeuvre aux envies de voyage, où l’artiste capte une intense musicalité qu’il avait déjà explorée au coeur d’Adios Bahamas, propose une fresque délicieuse et envoûtante. Et la puissance de sa symbolique, a posteriori, ne fait que décupler la beauté du message.

29. Damso ft. Hamza – « BXL ZOO »

Quelques mois plus tôt, Damso annonçait en exclusivité auprès de Hamza le report de QALF. Et maintenant, sur une radio TheVie détonnante, le duo livre une pépite explosive, comptant parmi les meilleures collaborations de l’année. Outre la performance de Hamza – qui comptera parmi ses meilleures en carrière -, le tandem bruxellois témoigne une nouvelle fois de sa complémentarité et de sa force de frappe.

28. Frenetik – « Infrarouge »

Les sourcils froncés, vêtu de noir et au milieu de ces murs verdâtres, Frenetik a éclaboussé de son talent le studio Colors. Comptant parmi les révélations de l’année et certainement les artistes les plus attendus de 2020, la promesse bruxelloise a fait monter la pression avec « Infrarouge », un titre angoissant, truffé de punchlines et conforté par une interprétation live charismatique. Percutant.

27. Freeze Corleone – « Hors ligne »

La combinaison Seezy – Freeze Corleone a fait des étincelles. Dévoilé le jour de la sortie de LMF, « Hors ligne » a mis en scène l’imperturbable froideur de son interprète. Bourré de punchlines, dont certaines problématiquement ambiguës, le morceau révèle les multiples facettes de Freeze et sa nouvelle ambition : conserver ses propos et son identité, au-delà d’une efficacité immuable.

26. Népal ft. Nekfeu – « En face »

Trois ans après « Esquimaux », Népal et Nekfeu se sont de nouveau retrouvés sur « En face ». S’y dégage une profonde introspection où les artistes, tour à tour, explorent leurs vérités. Ils partagent également de nombreux éléments de leurs univers, à l’image de cette introduction japonaise, qui promet d’effacer le passé au profit d’un plus bel avenir.

25. Soso Maness – « So Maness »

Soso Maness, Soso-So Maness. Soso Maness, Soso-So Maness. Soso Maness, Soso-So Maness. Soso Maness, Soso-So Maness. Soso Maness, Soso-So Maness. Soso Maness, Soso-So Maness. Soso Maness, Soso-So Maness. Soso Maness, Soso-So Maness. Soso Maness, Soso-So Maness. Soso Maness, Soso-So Maness. Soso Maness, Soso-So Maness. Soso Maness, Soso-So Maness. 

24. Laylow – « Dehors dans la night » 

« Dehors dans la night » est la parfaite description de Trinity. Story-telling, magie du virtuel et musicalité approfondie : la troisième piste du première album de Laylow est un majestueux bonbon qui transporte dans cette folle balade en voiture, au milieu des lumières teintées de vert du monde artificiel qu’a conçu l’artiste sur mesure. Hypnotisant.

23. Infinit – « Programme » 

“Je suis sûr d’avoir une paire de couilles par contre j’ai jamais vu mon coeur”. Pour ceux qui aiment les rimes construites, les assonances et autres attirails des kickeurs à talent, n’hésitez pas, Infinit’ est une force brute capable de vous faire bouger très fort la tête jusqu’à vous abîmer les cervicales. Évidemment on ne vous le souhaite pas – s/o Laurent Paganelli – par contre ce qu’on vous souhaite c’est de vous régaler autant que nous sur ce morceau extrait Ma vie est un film II.

22. Lala &ce – « Parapluie » 

De légères gouttelettes de pluie s’écoulant dans le studio vert pomme de Colors : avec « Parapluie », Lala &ce a été plus envoûtante que jamais. Entre envolées lyriques délicatement autotunées et paroles décontractées, l’artiste a déployé tout son délicieux univers. À consommer sans modération, la front posé sur une fenêtre masquant la grisaille.

21.  Heuss L’Enfoiré ft. Vald – “Guccissima”

Petit avant-goût du projet commun Horizon Vertical entre Vald et Heuss L’enfoiré,”Guccissima” reste le morceau le plus marquant de l’album. Doux et mélodieux, ce subtil dosage de la musicalité des deux artistes propose accouche d’une création planante. L’occasion aussi de souligner le clip magistral réalisé par Kub & Cristo qui apporte une dimension plus dramatique au morceau.

20. Kalash Criminel – « Tarifs » 

Calme et agité à la fois. Telle est la prouesse de “Tarifs”, troisième track de l’album Sélection naturelle de Kalash Criminel, sorti en novembre dernier. Porté par une prod ténébreuse et rythmée, le rappeur de Sevran est parvenu à immerger l’auditeur dans une ambiance indescriptible. Le genre de morceau OVNI où «tokarev» rime avec… «Polnareff». À coup sûr la perle rare de Sélection naturelle.

19. Deen Burbigo ft. Alpha Wann – « Immunité diplomatique »

Featuring phare de l’album “Cercle vertueux”; Immunité Diplomatique allie la technique -parfaite ?- d’Alpha Wann à l’art de la punchline de Deen Burbigo. Le Tibet, Kadhafi, Nice, Benny Blanco, Hippocrate :  petit florilège de termes sans aucun lien apparent que l’on peut retrouver dans ce morceau surpuissant qui met en avant la richesse lyricale des deux artistes. « Immunité Diplomatique » est marqué par l’apparente logique dans le développement des rimes des deux rappeurs. C’est simple, ça s’enchaîne tellement bien qu’on dirait le Barça de Guardiola.

18. Joanna ft. Laylow – « Démons »

Tout, tout, tout, semble trop beau pour être vrai dans cet alliage infernal orchestré par Joanna et Laylow. Les deux artistes, exploitant leurs atmosphères respectives, ont proposé une rencontre magnifique, subliment mis en scène dans un clip majestueux, où les voix démoniaques du duo s’entremêlent dans un flamboyant cocktail. Superbe.

17. Isha – « Les magiciens »

Transmettre à son fils l’histoire de son peuple. Isha dépasse cette mission paternelle et conte au monde l’histoire de la colonisation dans un texte bouleversant et imagé. En quelques lignes proches de l’innocence infantile, l’artiste narre la souffrance de ses ancêtres. Pas de superflu, pas de concurrence victimaire, juste une œuvre sublime de transmission.

16. Sneazzy ft. Nekfeu – « Zéro détail » 

Des retrouvailles exaltées et exaltantes, pour une alchimie provenant tout droit de 1995. Sneazzy et Nekfeu n’avaient pas croisé le verbe depuis décembre 2016 (sur l’efficace “Saturne), pourtant leur complémentarité se perpétue. L’ego-trip insolent de SNZ de retour (comme Zinédine) et les punchlines percutantes de Nekfeu, portés par une multitude de flows mêlant kickage maîtrisé et toplines aux sonorités RnB : la combinaison est toujours gagnante. (Sans oublier un couplet bonus follement doux)

15. Damso – « 911 »

On peut sans conteste parler de l’instrumentale la plus apaisante de l’année. Au cœur de l’expérimental QALF, “911” est une magnifique ballade sentimentale, métaphore d’un Damso qui s’est attendri au fil des années. Plus que ça, “911” est l’allégorie d’un MC qui a su innover dans sa proposition musicale comme dans son introspection artistique. Un morceau à ressortir absolument lors de l’arrivée prochaine des beaux jours.

14. S. Pri Noir ft. Alpha Wann et Sneazzy – « T’as capté »

Après « Étincelles », le trio infernal – cette fois sans Nekfeu – s’est retrouvé sur État d’esprit pour remettre l’Église au centre du village, après l’oubli d’Alpha Wann de citer S. Pri lors du matcher aller. Que dire également de ce clip superbe qui rappelle l’univers de James Bond et renvoie donc S.Pri Noir à ses premières références – son premier projet s’appelait 00S Licence to Kill.

13. Gazo ft. Freeze Corleone – « Drill FR 4 »

Dans la lignée des Sheguey ou #Jesuispasséchezso, Gazo dévoile, avec les Drill FR, son talent et impose son univers. Ajoutez à la recette efficace des trois premiers épisodes, les refrains d’un Freeze Corleone en feu et la prod’ du beatmaker de l’année Flem’ et vous obtenez le meilleur étendard de la drill francophone.

12. Frenetik – « Chaos »

Prophétie : le 22 janvier 2021, le roi David s’assoira sur le trône. Prédestiné à régner sur le rap francophone, Frénétik marque déjà de son empreinte l’année 2020 avec un rap brut et technique. Attention, le nouveau phénomène de la scène bruxelloise n’est pas là pour jouer. 

11. Dinos – « Moins un » 

Rembobinons. Le 27 novembre, Dinos déploie Stamina, qui s’ouvre avec le prodigieux « Diptyque ». Dès le second morceau, les « Feu, feu, feu » de Nekfeu transportent : on est reparti. Sept ans après « Bouchées triples », le tandem a quadruplé la mise au détour d’une collaboration nerveuse qui pue le rap. Imprévu et inoubliable.

10. 13’organisé – « Bande organisée »

Quel est le point commun entre l’école de police de Nîmes, Jean-Luc Mélenchon, et tonton Rudy ? Un morceau, devenu un hymne : “Bande Organisée”. Sorti le 15 août, le single préludant la compilation marseillaise a dépassé tous les records, raflant même la première marche du podium des titres les plus streamés de l’année sur le Spotify français. Un OMNI (Objet Musical Non Identifié), ni zumba (même si fort de cafew), ni morceau club. Mais presque six minutes de kickage des Avengers du Vieux-Port, pour consacrer l’efficacité des instru’ de Jul. Car oui ma gâtée, cette fois ce n’est pas la capitale. C’est Marseille bébé.

9. Népal – « Trajectoire »

«C’est quoi la vie si j’peux pas aimer mes gens ? / C’est quoi la vie si j’peux pas élever mes sens ?». Dans “Trajectoire”, issu de l’album Adios Bahamas sorti à titre posthume en janvier 2020, Népal livre sa vision, ses questionnements… Sur la vie. Un morceau aussi merveilleux que brise-cœur, mais avant tout une ode au positivisme. C’est d’ailleurs l’idéologie que prône le penseur suisse Nassim Haramein, que Népal a choisi de sampler pour clôturer “Trajectoire”. 4 minutes et 20 secondes de pure tendresse.

8. Meryl – « La Brume » 

2020 était un joli millésime pour Meryl. Une première mixtape sortie en début d’année, un EP -composé de 3 titres- discrètement posé sous les sapins et l’annonce de la sortie d’un album “Jour Avant Caviar 2”. Tout le monde n’a pas passé la même année.
“La Brume”, morceau phare de l’EP “Jour avant Caviar” c’est: une mélodie délicieuse proposée par Junior Alaprod, des voix superbement posées et un refrain entrainant sur lequel il faut tendre l’oreille. Tous les voyants au vert pour ce titre qui régale à chaque écoute . Allez, petit défi pour ceux qui vont découvrir le morceau, saurez vous différencier les voix de Meryl et du Motif ? Bonne chance.

7. Lefa ft. SCH – « Smile » 

Et Lefa nous redonna le sourire. Par la poésie mélancolique de son texte, contrebalancée par la mélodie de sa musique, le tout amplifié par la performance de SCH. Le 10 juillet, Smile s’est inscrit presque instantanément comme le morceau le plus harmonieux d’un album qui en compte pourtant 29. Et le featuring le plus fort d’un album qui en compte pourtant 12. Des sonorités flirtant avec la variété sans perdre en punchlines, une masterclass du S dans un registre inédit, un clip quasi-cinématographique… Après ce morceau, où est ton sourire baby

6. Dinos – « 93 mesures »

Conclusion magistrale. Parfaite baissée de rideau, 93 mesures clôt l’œuvre Stamina, et le triptyque Imany / Taciturne / Stamina,. Dinos vise juste les 93 fois où il appuie sur la gâchette et ajoute un nouveau classique à sa discographie. Ces 93 mesures du gentil du quartier font l’unanimité.   

5. Damso – « Deux toiles de mer » 

Damso n’a jamais semblé si bouleversant que lorsqu’il est tendre, sincère et protecteur. « Deux toiles de mer », une fresque en deux parties entrecoupée d’un message livré par son fils Lior, est une magnifique définition du rappeur qu’il est devenu. Moins brutal, plus personnel, il est capable de crisper le coeur au milieu d’un océan artistique où se dissimulent ces deux petites « toiles » de mer.

4. Freeze Corleone ft. Alpha Wann – « Rap catéchisme »

Si l’écoute d’un morceau était une science, disons qu’elle serait majoritairement jugée par son niveau attente/réalisation. Avec « Rap catéchisme », né d’une pétition impulsée par deux communautés hyperactives, Freeze Corleone et Alpha Wann ont secoué le rap dans tous les sens. Passe-passe, références obscures et coup de pied dans l’entrejambe d’une industrie qui l’a trop longtemps regardé de haut : le plus attendu des cross-over n’a pas déçu.

3. Népal – « Sundance »

Avec « Sundance », la poésie et la musicalité de Népal ont atteint des sphères majestueuses. Bijou inestimable déposé au coeur de son album posthume Adios Bahamas, le titre est une profonde ode à son esprit vagabondeur et ses pensées voyageuses. Calme et apaisé, il parcourt avec virtuosité sa plume et son ambiance si délicate, parfaitement mis en scène dans un superbe visuel où Nekfeu incarne une version de lui-même passée à côté de ses rêves. Inspirant.

2. Laylow ft. Lomepal – « Burning Man »

Impossible, pour la deuxième marche du podium, de faire abstraction du cas Laylow, et de son triomphal Trinity. Mais un morceau a particulièrement marqué nos esprits : “BURNING MAN”, en featuring avec Lomepal. Véritable point de rupture de l’album, il signe les prémices de la descente aux enfers de Laylow. Sous une instrumentale aussi sombre que discrète, le MC toulousain plonge l’auditeur dans une mélancolie totale, au terme d’un refrain tortueux. Et sans parler de Lomepal, qui oscille entre chant et rap dans un couplet sobre, mais dévastateur. Une union parfaitement dosée de deux maîtres de la musicalité, qui sublime l’atmosphère globale de Trinity. “BURNING MAN”, où la personnification absolue de la tristesse auto-destructrice.

1. Freeze Corleone – « Freeze Raël » 

Quelques années avant la sortie de leur premier album, le groupe Arsenik participait à la mythique compilation “Hostile Hip Hop” avec le morceau d’ouverture “L’enfer remonte à la surface” produit par Ghetch. Ce titre colle parfaitement avec l’ambiance dans laquelle nous plonge l’écoute de « Freeze Raël ». Quelques secondes de la prod’ de Flem suffisent à nous immerger dans l’univers sombre de LMF. Freeze Corleone fait remonter l’enfer à la surface de la Terre sur un couplet ciselé tel un orfèvre adepte des complots des bas-fonds. Tels deux chimistes dans un obscure laboratoire, Freeze Corleone et Flem mélangent plusieurs poisons “mortels comme l’arsenic” pour obtenir un produit intense et hautement inflammable. Qui a dit qu’il fallait être consensuel pour obtenir le prix Nobel de chimie ?

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