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Culture

Le film Netflix “Ultras” sur les supporters napolitains fait débat

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ultras netflix

À Naples, le film Ultras, dévoilé sur Netflix, proposant une plongée dans l’univers des tifosi du SSC Napoli, est accusé de caricaturer les supporters.  Francesco Lettieri s’en est justifié.

Il avait l’ambition de dévoiler l’amour entre un club et une ville. Raté. À Naples, le film événement Netflix, centré autour des tifosi du club local, passe mal. Dévoilé le 20 mars, la production de Francesco Lettieri est, en effet, vivement critiquée pour sa vision jugée trop caricaturale des supporters, violence et stéréotypes au menu. Tentant de mettre en lumière les ultras de la cité du sud de l’Italie, le réalisateur livre un portrait ambiguë qui froisse les locaux.

Mais Francesco Lettieri s’en doutait. En tout cas au sujet des supporters. «Tous les groupes étaient informés de l’existence du film et toutes leurs demandes ont été acceptées. (…) Tout ce qu’ils m’ont demandé, je l’ai fait», explique-t-il sur son compte Facebook. Toutefois, il a profité d’une longue tirade pour justifier la vision de son oeuvre. «Je me retrouve à faire quelque chose que je n’aurais jamais voulu faire», commence-t-il, évoquant tour à tour tous les points critiques de son long-métrage.

Ultras et l’ambiguïté de Ciro Espositio 

Accusé de dévoiler un portrait entaché de Naples, le réalisateur s’avoue attristé. «J’ai l’impression que la plupart des gens qui soutiennent cette thèse n’ont même pas vu mon film. (…) Il n’y a pas de dealer dans le film, pas d’arme, pas de vol. Il y a la violence, oui, mais il y a aussi l’amour et l’ironie, il y a l’humanité», avant d’expliquer avoir reçu plusieurs centaines de messages de personnes souhaitant venir visiter Naples après avoir vu le film.

Au-delà de la vision de Naples dépeinte, le film est également critiqué pour s’être inspiré de Ciro Esposition, un tifoso napolitain tué par balle en 2014. La mère du supporter est même montée au créneau, relaye Causerie, regrettant un «Gomorra du foot».

«Ma main tremble rien qu’à écrire son nom, parce que les gens qui ne sont plus là devraient être laissés tranquille, répond le réalisateur. Mais je dois répondre à ceux qui gênent la mémoire d’un mort pour m’attaquer». Et de conclure : «Je suis désolé pour Ciro. Je pense que sa mémoire et sa famille méritent de ne pas être les protagonistes de ce malentendu».

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